Yannick Noah : «Moi, j'ai mis deux ans avant d'avoir une vraie raquette»

©2006 20 minutes

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Yannick Noah, vainqueur de Roland-Garros en 1983.

Vous venez d'inaugurer à Nantes un site de l'opération Fête le mur. Quel est son but ?

Donner la chance aux enfants des quartiers défavorisés de jouer au tennis. Sur chaque site, des courts et du matériel sont mis à leur disposition certains jours de la semaine et ils sont encadrés par des éducateurs spécialisés.

Pourquoi aux Dervallières ?

C'est le 21e site en France, et peut-être le plus beau. On est au milieu de la nature. C'est une sorte de poumon dans la cité. Maintenant, ce qui fait le succès d'un site, c'est d'abord le travail des éducateurs.

Qu'est-ce qui vous pousse vers ce genre d'actions ?

Moi, j'ai mis deux ans avant d'avoir une vraie raquette. Avant, je m'en étais fabriqué une moi-même. Je sais ce que c'est de jouer avec une balle qui a perdu tout son feutre et qui n'est plus qu'un bout de caoutchouc ! On peut être artiste ou sportif et participer à l'amélioration du quotidien des autres.

Recueilli par L. D.