Championnats du monde de ski: Tessa Worley et les Bleus roulent sur l'or

SKI Avec quatre podiums en huit courses, l'équipe de France occupe la tête du classement des médailles...

R.S.

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La skieuse française Tessa Worley lors de sa victoire aux championnats du monde de Schladming, en Géant, le 14 février 2013.
La skieuse française Tessa Worley lors de sa victoire aux championnats du monde de Schladming, en Géant, le 14 février 2013. — REUTERS

.La soirée à thème «Fête à la médaille» est un classique cet hiver au «Oh la la», le restaurant en vogue de Schladming où les Bleus ont établi leur camp de base aux Mondiaux de ski. Jeudi soir, c’est pour Tessa Worley, sacrée championne du monde de Géant un peu plus tôt, que la délégation française fait sauter les bouchons de champagne. Presque la routine, après le titre de Marion Rolland et les podiums de David Poisson (bronze) et Gauthier de Teissières (argent). «Mais on ne se lasse jamais de ce genre de soirées», savoure Jean-Philippe Vuillet, le directeur des féminines, qui n’en est peut-être pas à sa dernière flûte de la semaine.

Alors qu’il reste encore trois courses et quelques chances de médailles (Pinturault, Grange), la France a déjà égalé son bilan de Garmisch il y a deux ans. Au classement des médailles, elle se permet même de dompter tout le gratin mondial, dont une pâle équipe d’Autriche reléguée à la quatrième place. Selon Vuillet, cette belle moisson n’a rien d’un hold-up, même si les classements des Bleus en Coupe du monde n’annonçaient rien d’aussi fructueux. «C’est juste qu’on a des athlètes performants au bon moment. Bien préparés. Mais chaque histoire est différente. On en peut pas parler d’émulation.»

Pas question de sauver la patrie

Il y a quelques jours, Marion Rolland confiait pourtant que les médailles des jours précédents avaient joué sur sa performance. «Quand les copains fêtent leur médaille, ça donne encore plus envie d’en avoir une. Ça joue quelque part. Peut-être inconsciemment.» Depuis les derniers JO, où les Bleus guettaient leur premier podium comme un flocon au mois de juillet, l’ambiance a bien changée dans le clan français. Plus personne ne s’élance en course avec l’ambition de sauver la patrie. Entre les piquets, les skieurs sont forcément plus libérés.

«Ces médailles changent quelque chose dans l’approche  des courses, confirme Vuillet. Plus personne n’est là, à nous demander: Alors, ça fait déjà dix jours sans médaille, quand est ce que vous allez en gagner une? Je ne dirais pas que ça enlève de la pression. Mais au moins ça n’en rajoute pas.» Et tant pis qu’il faut attaquer les derniers stocks de champagne du «Oh la la».