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Equipe de France: Romain Alessandrini, journal d'un bleu en Bleu

Equipe de France: Romain Alessandrini, journal d'un bleu en Bleu

FOOTBALLLe Rennais a connu son premier rassemblement en équipe de France...
B.V. à Clairefontaine

B.V. à Clairefontaine

Ses yeux brillent comme ceux d’un enfant devant une piscine pleine de crème au chocolat. Il n’est à Clairefontaine que depuis quelques heures, mais Romain Alessandrini a déjà changé de monde. Lui qui avouait ne connaître aucun des joueurs de l’équipe de France «à part à la télé» a passé un lundi digne de «Danse avec les stars». Même si à son arrivée au Château, le Rennais, qui fête sa première convocation en bleu, se grattait un peu la tête tout seul de son côté. «Au début, j’avais un peu d’appréhension, je ne savais pas trop où aller, rigole-t-il. Et puis j’ai suivi le chemin et ça m’a amené dans cette équipe de France à dire bonjour à des joueurs de classe mondiale… Je ne réalise pas trop.»

«Au début, je pensais rester dans mon coin»

Il s’avoue timide, c’est un euphémisme. «Au début, je pensais rester dans mon coin, à observer. Et puis à table, j’ai parlé avec Landreau et Cabaye, puis avec Lloris. J’ai bien été accueilli, c’est vraiment plaisant.» Pour son premier jour, le bizut a même eu droit à un petit briefing du grand patron, Didier Deschamps: «Il m’a dit qu’il avait confiance en moi, qu’il fallait que je reste le même, que je ne prenne pas la tête. Il veut que je garde la même mentalité que j’ai en club et ça va le faire.»

Comme le veut le rituel, le nouveau venu s’est offert sa première conférence de presse avec l’équipement tricolore. Poli, un peu tendu, il a botté en touche à la question délicate des paris truqués et brossé dans le sens du poil son illustre concurrent en tant qu’ailier gauche, Franck Ribéry. «Si je suis là pour le remplacer? (Rires). Vous m’en demandez beaucoup. Je vais essayer d’apporter ce que je sais faire, ma fraîcheur, mon pied gauche. De la à dire que je vais remplacer Ribéry, c’est encore tôt… Ribéry ça reste Ribéry.»

Un truisme qu’il a pu vérifier en fin d’après-midi, pour son premier entraînement avec les Bleus sur une des verdoyantes pelouses de Clairefontaine. Juste avant le dîner, où Alessandrini va subir le traditionnel bizutage. A table, devant le staff et ses coéquipiers, le nouveau convoqué est sommé de chanter une chanson. Et la sienne est déjà choisie. «A chaque fois que j’ai eu à le faire, j’ai toujours choisi "A la bien" de Soprano. Ce sera aussi le cas ce soir.»