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Mondial de hand: Une nouvelle formule qui va comme un gant aux Bleus

Mondial de hand: Une nouvelle formule qui va comme un gant aux Bleus

HANDBALLLa compétition est désormais organisée comme une Coupe du monde de foot...
Julien Laloye

Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Granollers (Espagne)

Lors de chaque grande compétition de handball, il est un casse-tête dont tout le monde a fini par se lasser: calculer à coup sûr les probabilités de l’équipe de France de rallier les demi-finales. Et que les trois premiers du groupe A rencontrent les trois premiers du groupe B dans un deuxième tour, et que chacun conserve les points acquis face aux équipes qualifiées, et que telle nation est qualifiée mais en fait ne peut plus espérer aller plus loin… et qu’on n’y comprend plus rien. Tout ça, c’est fini. Dans un élan de lucidité, la Fédération internationale a mis à la retraite le génie qui avait imaginé ce règlement emberlificoté.

Les Bleus sur du velours?

Maintenant, cela fonctionne comme au foot ou presque. Une phase de groupe avec cinq matchs au programme, et puis direction les huitièmes de finale à la place de l’obscure phase de poule supplémentaire. Est-ce une bonne chose pour l’équipe de France? En théorie, non, expliquait l’an passé le DTN, Philippe Bana, lorsque la nouvelle est tombée: «L’ancienne formule était faite pour protéger les grandes nations. Dans un système à deux tours, tu peux te permettre un faux pas. Là, si tu fais une bêtise en huitièmes, tu prends tes affaires et tu rentres à la maison.» Un scénario cauchemar qui, logiquement, a peu de chances d’arriver à l’équipe de France en Espagne. La poule des Bleus n’offre qu’un morceau de choix, et encore, l’Allemagne n’est plus ce qu’elle était. Reste la Tunisie, l’Argentine, le Brésil, et le Monténégro, rien de bien méchant dans la perspective de finir premier de poule et s’offrir un huitième de finale aisé.

«Ne pas renforcer la confiance de nos adversaires»

Claude Onesta y voit même le moyen de marquer encore un peu plus les esprits: «Le premier tour n’a plus du tout la même importance puisqu’on n’a pas besoin de rentrer en huitièmes avec des points. Après, ce que vous allez faire dans les premiers matchs peut ébranler la confiance d’un groupe et renforcer celle de l’adversaire. On l’a vu à l’Euro 2012 quand les autres équipes ont vu qu’on était moins bien… Ce qui compte, c’est l’image qu’on renvoie à nos rivaux.» Elle devra être impeccable, dès samedi face à la Tunisie.