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Le Qatar est sur le Dakar, mais à quand le Dakar au Qatar?

Le Qatar est sur le Dakar, mais à quand le Dakar au Qatar?

RALLYEAvec Nasser Al-Attiyah, les Qataris espèrent bien décrocher la victoire en attendant l'organisation...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Calama (Chili)

Nasser Al-Attiyah commence à s’y habituer. Quand il débarque sur le parc auto, son buggy aux couleurs du Qatar et de Redbull est encerclé par des hordes de fans énamourés. Un véritable accueil de rock-star, débuté à Lima, et qui devrait se poursuivre jusque Santiago, si l’emblème du sport qatari va au bout du Dakar. «On a beaucoup de gens qui nous supportent ici, et on le savait en arrivant», remarque le flegmatique pilote, qui assure «avoir les meilleurs pilotes» dans ce qu’il considère presque comme «une équipe nationale».

Al-Attiyah: «J’espère qu’on l’aura un jour, et que ça n’arrive pas trop tard»

Le vainqueur de l’édition 2011, porte-drapeau de la délégation du Qatar aux JO de Londres (il était aligné au tir), fait aussi l’objet de beaucoup d’attention de la part des médias. Parce que la boulimie de son pays pour le sport (achat du PSG, organisation de la Coupe du monde 2022…) pourrait un jour s’abattre sur le Dakar. En tout cas, c’est l’avenir auquel tout le bivouac s’attend pour le Dakar. «On n’a besoin de rien pour l’organiser, on a tout ce qu’il faut. J’espère qu’on l’aura un jour, et que ça n’arrive pas trop tard. Je n’ai pas très envie de ne plus courir qu’en ‘’gentleman’’ ce jour-là», s’amuse Nasser Al-Attiyah.

Etienne Lavigne: «J’aurai pu inviter Ibrahimovic»

Evidemment, personne, ni chez ASO, ni au Qatar, ne se risque à évoquer trop concrètement cette hypothèse. Etienne Lavigne préfère d’abord en rire: «j’aurai pu inviter Zlatan Ibrahimovic». Le patron du rallye est au moins certain d’une chose, «je ne suis pas sûr qu’on soit à vendre. Je suis même à peu près sûr du contraire». Quant à la possibilité de voir débarquer son Dakar au Qatar, ce n’est pas pour demain. «Là-bas, c’est tout petit. On ne va pas tourner en boucle pendant 15 jours.Et on ne sacrifiera pas l’esprit de la compétition pour des intérêts financiers». Sauf que dans ce domaine, les Qataris ont toujours su se monter persuasif.