Julius Hodge, un globe-trotteur au Paris-Levallois
BASKET•Le meneur a évolué sur quatre continents...Romain Baheux
Commencer à parler balle orange avec Julius Hodge, c’est comme ouvrir un énorme atlas du basket mondial. Quatre continents, neuf pays, seize clubs… A 29 ans, la dernière recrue du Paris-Levallois possède un CV quasiment aussi fourni qu’une page du bottin d’Harlem, son quartier de naissance à New-York. «C’est un baroudeur, il s’adapte très vite à un nouvel environnement», souligne l’entraîneur parisien Christophe Denis. Recruté comme joker médical du pivot Jonathan Aka, Hodge (2,01 m) va poser ses valises à Paris durant huit semaines.
«Les filles, il fallait oublier en Iran»
Sans doute pas la pire de ses destinations. Après des débuts en NBA avec les Denver Nuggets en 2005, marqués par une sortie en boite de nuit terminée avec trois balles dans les jambes, l’Antiguayen débute sa carrière outre-Atlantique en Italie. «Dans les deux clubs où j’ai évolué, il y avait des problèmes de paiement. A Scafati, le club était tenu par un des parrains de la mafia. On n’avait pas toujours nos salaires à temps, je ne jouais pas beaucoup. Sans doute l’une de mes pires expériences…» Qui ne va pas le dégoûter pour autant des voyages. Hodge part ensuite pour l’Australie, fait un crochet par Besançon (Doubs) avant de se poser quelques mois en Iran, au Petrochimi Bandar Imam, formation largement subventionnée par les pétrodollars. «C’était un énorme changement dans mon style de vie. Je ne sortais pas, je restais dans mon appart pour surfer sur le Web. C’est un pays très strict où l’on ne pouvait même pas boire d’alcool. Les filles, il fallait oublier mais j’avais ma fiancée de toute façon.»
Sans doute pas la pire de ses destinations. Après des débuts en NBA avec les Denver Nuggets en 2005, marqués par une sortie en boite de nuit terminée avec trois balles dans les jambes, l’Antiguayen débute sa carrière outre-Atlantique en Italie. «Dans les deux clubs où j’ai évolué, il y avait des problèmes de paiement. A Scafati, le club était tenu par un des parrains de la mafia. On n’avait pas toujours nos salaires à temps, je ne jouais pas beaucoup. Sans doute l’une de mes pires expériences…» Qui ne va pas le dégoûter pour autant des voyages. Hodge part ensuite pour l’Australie, fait un crochet par Besançon (Doubs) avant de se poser quelques mois en Iran, au Petrochimi Bandar Imam, formation largement subventionnée par les pétrodollars. «C’était un énorme changement dans mon style de vie. Je ne sortais pas, je restais dans mon appart pour surfer sur le Web. C’est un pays très strict où l’on ne pouvait même pas boire d’alcool. Les filles, il fallait oublier mais j’avais ma fiancée de toute façon.»
Biélorussie, Vietnam, Venezuela, Porto Rico, Chine… La suite de sa carrière rendrait jaloux Antoine de Maximy. A Paris, son premier match n’a pas été fameux (0 point contre les Roumains de Pitesti en Eurochallenge mardi) mais le staff attend qu’il monte en puissance dès le déplacement à Chalon-sur-Saône dimanche. Pour s’intégrer dans l’effectif, il pourra toujours compter sur Sean May, son ancien équipier à l’université de Caroline du Nord. Même après tant de voyages, Julius Hodge parvient toujours à renouer avec ses racines.



















