Pour Pascal Gentil, Ibrahimovic a l'arrogance d'un champion de taekwondo

FOOTBALL Le champion de taekwondo analyse le jeu de la star suédoise...

R.S.

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Le Parisien Zlatan Ibrahimovic, le 3 octobre 2012, à Porto.
Le Parisien Zlatan Ibrahimovic, le 3 octobre 2012, à Porto. — AFP PHOTO/ MIGUEL RIOPA

Entre ceintures noires de taekwondo, on se comprend. Comme Pascal Gentil, Zlatan Ibrahimovic est un haut gradé de l’art martial coréen depuis ses 17 ans, ce qui ne fait pas vraiment de doute quand on voit certains de ses gestes sur un terrain de foot. Dans France Football, Gentil a donc livré son sentiment sur le comportement et la gestuelle du footballeur.

«Dans sa façon d’anticiper les duels et de jauger ses adversaires, on sent qu’il a pratiqué le sport de combat. C’est un joueur qui se sert énormément des feintes de corps pour obliger ses adversaires directs à déclencher. Cela signifie qu’il va les obliger à porter une attaque riposte. C’est de l’anticipation. Une façon aussi de savoir si ses adversaires sont plutôt réactifs, agressifs ou attentistes», indique Gentil.

Pour lui, le taekwondokiste qui sommeille en Zlatan peut se réveiller à tout moment sur une pelouse. Ce sport de combat l’a forcément habitué à prendre des coups ou à en mettre. Même l’attitude du buteur parisien serait celle d’un champion de taekwondo, enchaîne Gentil. «L’arrogance? C’est l’esprit taekwondo, à la coréenne, très dur, où il n’y a pas de place pour l’échec (…) Et puis il y a l’intimidation, chez Ibra, tout est dans la posture, le regard (…) C’est de là aussi que proviennent sa puissance dans les jambes, sa souplesse et son explosivité. Quand il est en équilibre sur une jambe, il sait comment maîtriser son autre jambe dans l’air.» Sauf sur Stéphane Ruffier, qui se remet tranquillement du «Ap tchagui» qu’il a pris sur le buffet.