D1 féminine : le PSG encore un cran en-dessous

FOOTBALL Les Parisiennes ont presque dit adieu au titre en s'inclinant contre l'OL samedi...

J.L.

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Présentation de l'équipe de football féminine du Paris Saint-Germain au parc des Princes le 6 septembre 2012. (Lindsay Horan, Linda Bresonik, Annike Krahn, Farid Benstiti, Laure Boulleau, Shirley Cruz Trana et Sabrina Delannoy)
Présentation de l'équipe de football féminine du Paris Saint-Germain au parc des Princes le 6 septembre 2012. (Lindsay Horan, Linda Bresonik, Annike Krahn, Farid Benstiti, Laure Boulleau, Shirley Cruz Trana et Sabrina Delannoy) — V. WARTNER / 20 MINUTES

Il reste une (grosse) marche à franchir. Les Parisiennes voulaient savoir où elles se situaient par rapport à l’ogre lyonnais, sextuple champion de France en titre. Elles savent. Sans livrer un match honteux, les coéquipières de la Suédoise Asllani, qui se plaignait cette semaine de ne pas pouvoir «s’étalonner contre l’OL chaque week-end pour que l’équipe puisse s’améliorer», se sont inclinées 1-0 samedi à Charléty lors de la 9e journée de L1, sans jamais inquiété leur adversaire (un seul tir cadré…à la 89e minute). Les conséquences ne sont pas dures à deviner.  Reléguées à sept points des Lyonnaises, les filles de Farid Benstiti ont presque dit adieu au titre, comme l’a reconnu implicitement le coach parisien, qui a préféré retenir la belle résistance de ses joueuses : «Il y a la satisfaction d’avoir longtemps tenu sans être trop inquiété et la frustration du résultat. Lyon avait plus de maturité et d’expérience».

Le discours est un peu fataliste, comme l’attitude de l’équipe parisienne, qui a passé 90 minutes recroquevillée dans son camp sans jamais tenter sa chance ou presque. Un manque d’ambition pointé du doigt par Patrice Lair, l’entraîneur lyonnais, qui s’attendait à mieux de la part de l’autre puissance du football féminin hexagonal : «Notre succès est mérité et le match a été maîtrisé. Je regrette l’attitude du PSG qui n’a pas produit du jeu et n’a pas attaqué. Pour nous battre, il faut prendre plus de risques.» Ce dont Paris, qui n’en est qu’au début de son projet, n’est visiblement pas encore capable.