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Bercy: Gilles Simon, la chance et le talent

Bercy: Gilles Simon, la chance et le talent

TENNISLe Français est en demi-finale à Bercy après voir vécu une semaine particulière...
Julien Laloye, à Bercy

Julien Laloye, à Bercy

Ne cherchez plus le vainqueur en puissance du Masters 1000 de Paris, il s’appelle Gilles Simon. Janowicz, Tsonga, Ferrer, Llodra et Querrey, encore en course à Bercy, peuvent tous aller se rhabiller. A moins, bien sûr, que l’un d’entre eux ait mieux à proposer que l’incroyable enchaînement de coïncidences qui a permis au 20e joueur mondial de rallier les demi-finales à Bercy.

Récapitulons. Simon débarque à Paris le corps en compote après une année 2012 passée à soigner des bobos un peu partout. «J'ai moins besoin de Thierry [Tulasne, son entraîneur jusqu’à cet automne] que d’un kiné», rigole à moitié le Niçois devant les médias après son premier tour, laborieux mais victorieux, face à Hanescu. Déjà un miracle quand on sait que le tirage au sort avait placé Simon dans la partie de tableau de Federer, forfait au dernier moment. La suite est encore plus savoureuse. Quelques heures avant de défier Nishikori en huitièmes, Simon est à deux doigts de déclarer forfait. Encore ces satanées douleurs cervicales, qui l’obligent à «passer plus de temps à l'infirmerie que sur le court». Trois heures chaque jour, pour une petite heure d’entraînement. Sauf que Nishikori, qui s’entraîne à côté, n’a pas l’air dans son assiette non plus. La cheville en miettes, le Japonais va se retirer le premier.

Son tournoi aurait pu s’arrêter au premier tour

Après ça, la perspective d’affronter Tomas Berdych en quart de finale ce vendredi pouvait presque passer pour une bénédiction. Surtout que tout cinquième mondial qu’il est, le Tchèque ne supporte pas le jeu attentiste et les balles cotonneuses délivrées par Gilles Simon, qui l’a battu cinq fois sur sept. Balayé en deux sets (6-4, 6-4) après avoir arrosé les bâches en coup droit, Berdych n’a même pas paru surpris: «C’est l’un des meilleurs défenseurs du monde, il n’y a rien d’autre à dire. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu à ce niveau. Enfin s’il jouait tout le temps comme ça, il ne serait pas vingtième mondial.» Simon, qui n’aime rien d’autre que s’appuyer sur la puissance adverse pour mettre en place son jeu de contre, s’est effectivement régalé: «Tomas est un joueur qui a beaucoup d’armes dans son jeu mais je sais que je peux le gêner en le faisant travailler avec des balles basses et en contrôlant le jeu derrière ma ligne.»

Parlons de la suite. Cela aurait dû être Murray, un joueur qui fait tout comme Simon en mieux. Bref, un adversaire que le Niçois ne supporte pas. Mais ça c’est dans une semaine parallèle, où Simon n’aurait pas gagné au loto. En lieu et place de l’Anglais, l’ancien protégé de Thierry Tulasne affrontera la grosse surprise de ce tournoi, Jerzy Janowicz. Le Polonais, 69e mondial, est en lévitation depuis deux jours. Mais on peut compter sur Gilles Simon pour le ramener sur terre.