04:46
Espagne-France: Ce que la Roja pense vraiment des Bleus
FOOTBALL•Les Espagnols se méfient, mais presque par politesse...Antoine Maes
De notre envoyé spécial à Madrid,
Visiblement, on ne les y reprendra plus. Il y a six ans, l’équipe d’Espagne avait étalé sa condescendance dans la presse, à la veille d’affronter les Bleus en huitième de finale de la Coupe du monde. Ils voulaient «mettre Zidane à la retraite», mais c’est bien lui qui avait continué l’aventure. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, et pas qu’un peu. D’ailleurs, les Ibères n’ont plus perdu en compétition internationale depuis ce jour de juillet 2006. Forcément, ils ne tomberont pas dans le panneau aujourd’hui, pas plus qu’ils ne l’ont fait en juin lors de l’Euro ukrainien. «Cette double confrontation contre les Bleus peut effectivement être un moment vital pour eux comme pour nous. Je le prends quasiment comme un match de coupe», lance Vicente Del Bosque, le sélectionneur de la Roja.
Le danger s’appelle Cabaye
Un match de coupe, c’est aussi souvent une rencontre déséquilibrée, où le favori passe son temps à chanter les louanges d’un adversaire jugé plus faible. Et c’est évidemment le cas pour le match de mardi. «Sans faire un grand match, ce sera impossible de battre l’équipe de France», assure Cesc Fabregas. Le Barcelonais identifie trois joueurs à surveiller de près: Ribéry, Benzema… et Yohan Cabaye. Le milieu de terrain de Newcastle bénéficie d’une côte d’amour surprenante au pays des champions du monde. «C’est sans doute le joueur le plus talentueux que la France ait au milieu. Il tire les coups de pieds arrêtés, il dirige le jeu. C’est un peu leur Xavi», assure Del Bosque.
Del Bosque: «Il y a de nouveaux hommes forts»
Sa Roja n’est pas plus faible qu’en Ukraine, mais les Bleus ne sont pas non plus franchement plus royaux non plus. Et pour éviter à ses troupes de se dire que tout sera aussi facile qu’à l’Euro, Del Bosque croit avoir détecté quelques évolutions depuis que Didier Deschamps a pris les commandes. «Il y a eu des changements substantiels dans cette équipe depuis notre dernière confrontation. Devant, avec Benzema et Ribéry, rien n'a vraiment changé. Mais au milieu et derrière, il y a de nouveaux hommes forts, qui ont donné un visage différent à cette équipe de France». Ces «hommes forts» outre Cabaye, s’appellent Matuidi et Gonalons, et vous ne trouverez personne pour oser affirmer qu’ils valent leurs homologues espagnols.



















