PSG: Van der Wiel met la pression sur Jallet

FOOTBALL Le Néerlandais débarque à Paris dans la peau d'un arrière droit titulaire. Même si le capitaine Christophe Jallet évolue au même poste...

R.S.

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Le nouveau joueur du Paris Saint Germain, Grégory Van Der Wiel lors de sa présentation au Parc des Princes, le 13 septembre 2012.
Le nouveau joueur du Paris Saint Germain, Grégory Van Der Wiel lors de sa présentation au Parc des Princes, le 13 septembre 2012. — REUTERS

Il y a un sujet qui irrite au plus haut point Leonardo. Evoquer le rang de Christophe Jallet dans la hiérarchie des salaires du vestiaire du PSG pousse généralement le directeur sportif brésilien à s’exciter sans préavis. Car on touche là au capitaine d’une «dream team» bâtie à coups de transferts retentissants. Le dernier en date est celui de Grégory Van der Wiel, vice-champion du monde avec les Pays-Bas et latéral droit de son état, qui toucherait tout de même trois fois le salaire de l’actuel titulaire du poste.

A ce prix-là, le Néerlandais n’a sûrement pas signé à Paris pour regarder ses coéquipiers depuis la tribune, même si ce sera le cas vendredi soir contre Toulouse (il est blessé à l’aine). «Je viens ici pour jouer et non pour être numéro 2, assène le joueur présenté officiellement jeudi. Mais cette concurrence est quelque chose de bien, cela va me permettre d’être encore meilleur. Il y aura une grande compétition entre nous.»

La logique des grands clubs

Seul rescapé de l’époque Kombouaré avec Sakho, Jallet sait qu’il devra composer avec un nouveau concurrent dans les pattes pendant dix mois. Après les départs de Ceara et Bisevac, le club voulait recruter Réveillère. Mais le Lyonnais est resté bloqué dans le cabinet du docteur Rolland pour un problème au genou. Avec Van der Wiel, Paris s’est finalement doté d’un autre latéral au goût prononcé pour l’offensive, dont le modèle est Daniel Alves. Il n’y aura donc pas de place pour deux hommes condamnés à se battre pour le poste.

«C’est la logique des grands clubs, la concurrence est une bonne chose, évacue Carlo Ancelotti, le coach parisien. Il y a la concurrence à droite, à gauche, au centre. Tous les joueurs commencent à avoir le même niveau et je dois décider match par match. Jallet est très professionnel, il connaît très bien l’objectif du club qui est d’être compétitif.» Avec les Bleus la semaine dernière, l’ancien Lorientais n’a pas dit le contraire. Il sait aussi que les blessures et l’accumulation des matchs devraient faire le jeu de tout le groupe. Quand on est condamné à jouer et gagner sur quatre tableaux, onze joueurs de niveau international ne suffisent plus.