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Réorientation, alternance, passerelles : Il n’y a plus de voie unique
ORIENTATION•Choisir sa voie, c’est parfois changer de direction. De nombreux étudiants s’interrogent sur leur orientation après quelques mois d’études. Entre doutes et (re)découvertes, la réorientation peut devenir une étape à part entière du parcours post-bac.
À l’heure où les parcours d’études se décloisonnent peu à peu (1), près d’un étudiant sur cinq se réoriente dès la première année post-bac (2). Ce constat reflète la diversité des trajectoires et la volonté, pour beaucoup, de trouver leur juste place. Une réalité que décrypte Julie Mleczko, Directrice de la rédaction de Studyrama, média spécialisé dans l’orientation.
« La réorientation, ça porte bien son nom : on a pris un chemin, et finalement, on décide d’en emprunter un autre », indique-t-elle, avant d’ajouter : « Élisabeth Borne a été moquée en parlant d’orientation dès la maternelle, mais elle avait raison sur un point : il faut apprendre tôt à se questionner sur ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas ou plus, réinterroger régulièrement ce qu’on veut faire. »
Pourquoi autant de jeunes changent-ils de voie ?
Le manque d’information en amont reste l’une des principales causes. Entre méconnaissance de certaines filières et idées reçues sur les métiers, beaucoup découvrent leur erreur d’orientation une fois dans le supérieur, confrontés au décalage entre attentes et réalité.
La réorientation n’est pas toujours une rupture brutale : la majorité des étudiants restent dans un univers disciplinaire proche de leur formation d’origine (3). Les solutions sont nombreuses : les admissions parallèles, les passerelles entre cursus, l’alternance… Ce sont des façons de rebondir sans forcément repartir de zéro.
La réorientation, échec ou opportunité ?
Souvent perçu comme un échec, le fait de changer de voie traduit avant tout une prise de conscience. « Mieux vaut perdre une année que de passer quarante ans à faire un métier qui ne nous plaît pas », pose la Directrice de la rédaction de Studyrama. Les parents, parfois inquiets après un investissement financier ou émotionnel, doivent apprendre à accompagner leur enfant sans juger. « On a le droit à l’erreur », rappelle-t-elle : chaque réorientation devient un apprentissage en soi, une manière de rebondir et de mieux comprendre ses envies.
Des outils pour rebondir
Pour s’y retrouver, Julie Mleczko conseille de s’appuyer sur les CIO, le CIDJ, les services d’orientation universitaires ou les médias spécialisés. Au-delà de ces ressources, certaines périodes de l’année offrent aussi des temps forts pour repenser son parcours. C’est notamment le cas pour le mois de janvier, moment charnière pour les aspirants à la réorientation. La phase de vœux sur Parcoursup débute alors (4), permettant à ceux qui le souhaitent de candidater à une nouvelle formation. Un temps également propice à l’exploration d’autres pistes ou pour préparer une rentrée décalée, selon les établissements.
Une période que les salons Studyrama aident à préparer au mieux. À noter dans les agendas : le Salon de la Réorientation (rentrée décalée) et le Salon de l’Alternance et de l’Apprentissage, samedi 29 novembre 2025 au Paris Event Center (5). Ces rencontres sont l’occasion de s’informer, d’échanger et, peut-être, de découvrir une voie à laquelle le jeune n’avait pas encore songé.



















