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Quelles sont les violences subies par les étudiants ?

Enquête Découvrez les résultats de l'enquête santé annuelle des lycéens et étudiants menée par HEYME et OpinionWay.

Laure Marchal - 20 Minutes Production

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Plus d'1/3 des lycéens et étudiants ont déjà été victimes de violences.
Plus d'1/3 des lycéens et étudiants ont déjà été victimes de violences. — GettyImages

Selon l’enquête santé annuelle des étudiants et lycéens menée par HEYME et OpinionWay*, plus d'1/3 des étudiants ont déjà été victimes de violences. De quelles formes de violences parle-t-on ? Et comment réagissent les victimes ? On fait le point.

Quatre types de violences

35% des étudiants déclarent avoir déjà été victimes de violences depuis qu’ils sont étudiants. Contrairement à une idée reçue, les violences ne sont pas uniquement physiques et peuvent aussi être verbales (75% des cas). Plus d’1 étudiant sur 4 déclare d’ailleurs avoir déjà subi des violences sur les réseaux sociaux et notamment des violences verbales telles que des injures ou des moqueries.

Autre type de violences répandues chez les étudiants: les violences psychologiques (54%),
Persistent également les violences sexuelles pour 9% des étudiants interrogés dont la grande majorité des victimes sont des femmes.

Autre fait qui interpelle dans cette étude : les agresseurs sont le plus souvent connus des victimes (66%). Ce sont des connaissances (38%), un membre de la famille (18%), un(e) ami(e)(16%), le partenaire (13%) ou encore un professionnel (6%).

Pourtant 1/3 des étudiants ne parlent pas de leur agression…

La majorité des étudiants agressés en parlent à leurs proches, à un ami, à la famille et pour quelques-uns à des professionnels. 6% seulement portent plainte quand
33% n’en parlent pas du tout ! Cela représente 1/3 des étudiants, ce qui est loin d’être anecdotique. La parole a du mal à se libérer pour différentes raisons principales :

- Le fait de ne pas avoir considéré cela comme de la violence. Alors même qu’une personne est agressée (verbalement, psychologiquement, voire même physiquement), elle se dit que ce n’était pas violent et banalise alors l’acte. Résultat : elle n’en parle pas.

- La honte ressentie par la victime. Ce sentiment l’empêche alors de se confier à quelqu’un.

- L’habitude/ la résignation. Les violences font partie du quotidien de la victime qui s’est résignée. Elle pense que cela ne pourra plus changer.

Enfin, d’autres raisons sont évoquées comme le fait de ne pas savoir à qui en parler, la peur des représailles ou encore la peur d’être rejeté. Il faut également lier la difficulté éprouvée par les victimes à dénoncer les violences vécues au fait qu’elles connaissent très souvent leurs agresseurs.

Il est pourtant essentiel de se libérer et de trouver une personne de confiance à qui parler. C’est la première marche vers la reconstruction. Cela permet aux victimes de se délester d’un poids, qui peut parfois entrainer de graves conséquences (dépression, suicide…). Si vous êtes victime ou avez été victime de violences, et que vous ne savez pas à qui en parler, contactez une association proche de chez vous. Vous serez guidé en douceur.

Pour aller plus loin :

L’enquête s’est également intéressée aux formes de discriminations vécues par les étudiants. Plus de la moitié des étudiants interrogés (57%) ont déclaré avoir déjà vécu une forme de discrimination, parmi les principaux critères discriminations cités on retrouve :

- L’apparence physique : 30% des étudiants font en effet l’objet de discriminations à cause de leur apparence.

- L’intégration ou la non-intégration à un groupe de jeunes représentent 20% des violences.

- L’origine ethnique de la personne, pour 13%.

D’autres causes sont citées comme la réussite scolaire, le milieu social, le genre, une vulnérabilité (handicap, maladie…), la religion, ou encore l’orientation sexuelle réelle ou supposée.

*Etude réalisée auprès d’un échantillon de 841 étudiants âgés de 16 à 28 ans et d’un échantillon de 841 lycéens français âgés de 14 à 22 ans, 3 juillet 2019.

L’enquête santé complète est disponible ici.

Agressions et étudiants : Les chiffres clés

- 35% des étudiants déclarent avoir déjà été victimes de violences tous types confondus.
- 33% des étudiants agressés n’en parlent pas.
- 66% des agressions proviennent d’une personne de l’entourage.
- 26% des étudiants déclarent avoir déjà subi des violences sur les réseaux sociaux

Ce contenu a été réalisé par 20 Minutes Production, l’agence de contenu de 20 Minutes pour HEYME.