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5 raisons d'aller voir "Les Frères Sisters"
Cinéma•« Les Frères Sisters » : l’aventure américaine de Jacques Audiard que vous ne manquerez pas pour ces 5 raisons.Pour Jacques Audiard
S’il ne devait y avoir qu’une seule raison de voir Les Frères Sisters, c’est évidemment Jacques Audiard. Avec ses œuvres coups de poing, le cinéaste français a su aussi bien conquérir le cœur des critiques que celui du grand public. Plusieurs fois récompensé, il remportait encore la Palme d’Or à Cannes en 2015 pour son dernier film « Dheepan ». Il revient aujourd’hui avec un projet radicalement différent de ses précédents, un western entièrement tourné en anglais. Habitué à collaborer avec les plus grands acteurs Français, tels que Marion Cotillard, Romain Duris ou encore Vincent Cassel, il nous surprend ici avec un casting 100% US et un film très éloigné de la tradition hollywoodienne.
Pour presque un western, surtout un Audiard
Habitué des récits contemporains et socialement engagés, le réalisateur flirte cette fois avec les codes du western. « Aujourd’hui, on peut distinguer deux tendances. D’un côté un versant néo-classique – Appaloosa, Open Range – des films qui ont pour principe de réactiver une mythologie, avec une certaine révérence envers les archétypes. De l’autre, l’approche d’un Tarantino : ironie, ultra-violence, application des codes du cinéma contemporain. Nous sommes allés vers une troisième voie, il me semble : celle de l’apaisement. ». Et l’acteur John C. Reilly de confirmer « Ils ont des chapeaux, des chevaux, des guns mais ce n’est pas vraiment un western ». Une chose est sûre, pour son nouveau film, Jacques Audiard reste fidèle à lui-même en mélangeant cinéma de genre et cinéma d’auteur. Une recette qui lui a toujours réussi jusqu’à présent.
Pour sa vision d’un monde meilleur
La fraternité, l’héritage de la sauvagerie, de la violence : des thèmes forts du livre éponyme de Patrick de Witt qui ont convaincu Jacques Audiard d’adapter le film. Des personnages qui évoluent dans un monde hostile, attirés par l’appât du gain et friands de brutalité. Malgré la violence qu’ils portent, on retrouve au fil du film des teintes d’humanité, d’optimisme comme si la rédemption était finalement possible. Le long métrage du « frenchy » a d’ailleurs reçu un prix créé pour la première fois, le Prix du 44e Festival du Cinéma Américain de Deauville pour « célébrer une œuvre qui porte l’espoir d’un monde meilleur », comme l’a expliqué Bruno Barde le directeur du festival.
Pour le duo de frères : Joaquin Phoenix / John C. Reilly
Joaquin Phoenix goûtait à la country dans « Walk The Line » et John C. Reilly jouait dans « Les Cowboys » de Thomas Bidegain, proche d’Audiard qui co-signe le scénario des Frères Sisters. Le premier aime user de la gâchette quand le second aspire à une vie plus simple. Les deux tueurs à gages commencent alors un périple mouvementé sur fond de ruée vers l’or mais c’est leur fraternité qu’ils vont mettre à l’épreuve tout au long de leur voyage. Un western à la sauce Audiard qui se veut optimiste et sensible.
Pour les retrouvailles de Gyllenhaal & Ahmed
Dans Night Call, Jake Gyllenhaal embrigadait Riz Ahmed dans des virées nocturnes pas très nettes. Les deux acteurs se retrouvent dans « Les Frères Sisters » mais cette fois, les rôles s’inversent. Riz Ahmed joue le chimiste qui a mis au point une formule pour localiser les gisements d’or. Jake Gyllenhaal est le détective qui va aider les Frères Sisters à retrouver ce scientifique. Pour Jacques Audiard, il fallait trouver une bonne opposition aux deux frères : « un des gros chantiers de l’adaptation a été le développement des personnages de Riz Ahmed et Jake Gyllenhaal, l’idéaliste et le dandy. Ils existaient dans le roman, mais de manière plus simplement drolatique. À l’opposé des deux frères, de leur folie et de leur brutalité, nous en avons fait des personnages du monde moderne, porteurs d’une utopie. »
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