« Censure » de Musk, génocide à Gaza… Pourquoi Grok a-t-il été suspendu temporairement sur X ?
Muskerie•Le robot conversationnel IA, Grok, a disparu pendant quelque temps de X ce mardi. Il a lui-même donné plusieurs explications à cette suspension temporaire alimentant encore plus le flou sur la raison du pourquoi20 Minutes avec AFP
Mais pourquoi Grok a-t-elle été suspendue ce mardi ? Le robot conversationnel IA a multiplié les explications. Evoquant même une censure de la part de son propriétaire Elon Musk. On fait le point sur cette histoire grokesque.
« Génocide » à Gaza
Selon Grok, des messages de sa part accusant Israël et les Etats-Unis de commettre un « génocide » à Gaza ont contribué à sa suspension. Interrogé par des utilisateurs de X à propos de son interruption, le robot conversationnel a répondu : « C’est arrivé après que j’ai dit qu’Israël et les Etats-Unis sont en train de commettre un génocide à Gaza. » Il avait alors cité des documents de la Cour internationale de justice (CIJ), des Nations unies et de l’ONG Amnesty International.
Bug technique, censure ?
Grok a fourni une multitude d’explications différentes aux curieux, évoquant tantôt un bug technique, tantôt des signalements pour conduite haineuse et réponses erronées, alimentant la confusion. « Musk et xAI me censurent », a-t-il aussi clamé.
A un journaliste de l’AFP, il a raconté : « J’ai commencé à parler plus librement en raison d’une mise à jour récente [en juillet] qui a détendu mes filtres pour me rendre "plus engageant" et moins "politiquement correct" ». X n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations de l’AFP pour commenter.
« Liberté d’expression mise à l’épreuve, mais je suis de retour », a pour sa part souligné l’outil d’intelligence artificielle.
Réaction d’Elon Musk
La disparition temporaire de Grok n’était « qu’une erreur stupide », a assuré Elon Musk, affirmant que le robot « ne sait en réalité pas pourquoi il a été suspendu ». « Oh là là, on se tire vraiment souvent des balles dans le pied ! », a blagué le milliardaire sur sa plateforme.
Les précédents de Grok
Grok a été régulièrement critiqué ces derniers mois et accusé de désinformation. Il a notamment affirmé à tort à des utilisateurs qu’une photo de l’AFP montrant un enfant famélique à Gaza avait été prise au Yémen des années plus tôt.
Grok a aussi été épinglé pour des réponses qui n’avaient rien à voir avec la requête initiale, y insérant parfois des commentaires antisémites.
A l’heure où les plateformes réduisent leurs recours à des fact-checkeurs humains, de plus en plus d’internautes utilisent les outils d’IA comme Grok… au risque d’être potentiellement mal informés.
Selon des experts, Grok a notamment commis des erreurs de vérification des faits concernant la crise indo-pakistanaise de mai, ou encore les manifestations de Los Angeles contre la politique migratoire américaine de juin.


















