TikTok : Que se passe-t-il entre Body Minute et la créatrice de contenu Laurène Lévy ?
TikTok drama•La chaîne d’institut de beauté Body Minute est dans la tourmente. Sur TikTok, le géant de l’esthétisme a publié une vidéo qui critique ouvertement la créatrice de contenu Laurène LévyFiona Bonassin
L'essentiel
- La créatrice de contenu Laurène Lévy est en conflit avec l’entreprise Body Minute après avoir publié en 2022 une vidéo parodique sur son expérience dans leurs salons.
- Body Minute a récemment publié une vidéo sur TikTok attaquant directement Laurène en la surnommant « Laurène la haine », ce qui a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux critiquant la communication de l’entreprise.
- L’affaire prend de l’ampleur avec des témoignages d’autres clients mécontents.
Edit du 16/01. Nous republions cet article à l'occasion de l'audience prévue ce jeudi devant le tribunal de commerce de Paris. La direction de Body Minute assigne les influenceuses pour « dénigrement ».
Trois jours que l’année 2025 a commencé et nous assistons déjà à la première embrouille via vidéos interposées. Si vous êtes un ou une accro aux réseaux sociaux, vous êtes sûrement déjà passé devant le contenu de Laurène qui donne des conseils sur le monde du travail. Il y a deux ans, elle a raconté dans une vidéo ses expériences dans les salons d’esthétique Body Minute. Avec sarcasme elle revient sur une discussion qu’elle a eue avec une esthéticienne, « Alors, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? Les jambes, les aisselles, intégrale le maillot ? Non, d’accord… C’est un choix. »
Courriers recommandés, huissiers…
Mais cette vidéo n’a pas du tout plu à la marque. Jean-Christophe David, le créateur de la marque clame que « c’est méchant, c’est une vidéo méprisante. Quand je vois une influenceuse qui se permet de critiquer des jeunes esthéticiennes… C’est dégueulasse. Même les écoles ont eu peur de la viralité de la vidéo ».
Quelques mois après la publication du contenu humoristique, Laulevy (le pseudo de Laurène Lévy) reçoit des messages privés sur Instagram de la part d’esthéticiennes de Body Minute. Elles l’informent que leur entreprise demande aux employés de tout faire pour faire supprimer son compte TikTok et sa vidéo. Sans succès puisque à ce jour, la vidéo est toujours disponible. Body Minute décide d’aller plus loin et envoie plusieurs courriers adressés à l’employeur de la créatrice de contenu pour lui demander de lui faire supprimer sa vidéo. « Ils pensaient que mon employeur m’avait commandité de faire cette vidéo, parce qu’on travaillerait avec des marques concurrentes », explique-t-elle.
Body Minute ne s’arrête pas là et fait venir des huissiers sur le lieu de travail de Laurène Lévy pour fouiller les ordinateurs et trouver des preuves de malhonnêtetés. Sans succès, d’après la vidéaste. L’histoire ne s’arrête toujours pas là : la marque a décidé de mettre en demeure la jeune femme, « mais si madame Lévy retire sa vidéo humoristique je promets de supprimer ma plainte », jure Jean-Christophe David.
« Elle m’a créé un trauma pour toute la vie »
L’histoire ne s’arrête pas (non plus) à la plainte, puisque Body Minute a décidé de s’en prendre directement à l’influenceuse sur son compte TikTok en la surnommant « Laurène la haine ». Le big boss de la marque explique qu’il a décidé de sortir cette vidéo par ras-le-bol : « Cela fait deux ans que j’ai investi pour qu’on arrête de nous parler de cette histoire et que la vidéo de Laurène Lévy ne remonte plus quand on cherche Body Minute sur les réseaux. J’ai essayé de la bouger sur son terrain de jeu à elle. »
Mais cette vidéo fait beaucoup parler, l’embrouille est en tendance sur le réseau chinois. « Body Minute ne se rend pas compte à quel point son image de marque est dégradée. Voilà pourquoi avoir un service de communication compétent, c’est important. Je pense que l’histoire de Body Minute et de Laurène va faire le tour des écoles de commerce », affirme Aka Chanyy. « Body Minute, vous pouvez arrêter de harceler Laurène ? », lance Sindy Avecuns qui en profite pour partager son expérience dans leurs salons d’esthétique, « Votre esthéticienne m’a dit, "on fait la moustache ?" J’ai dit, "bah non". Elle m’a dit, "vous êtes sûre ?" Et elle m’a créé un trauma pour toute la vie », se souvient la créatrice de contenu.
Dans sa vidéo, Body Minute donne rendez-vous à Laulevy le 16 janvier devant la justice. « J’ai tous les syndicats de l’esthétisme qui sont avec moi, mais j’ai peur du retentissement de cette histoire sur les jeunes femmes qui voulaient faire ce métier », souffle le PDG de Body Minute.


















