OnLive est mort, vive OnLive

HIGH TECH Le service de «cloud gaming» va continuer d'exister grâce à une restructuration drastique...

P.B.

— 

L'interface du service OnLive
L'interface du service OnLive — OnLive

En 2009, OnLive avait bluffé tout le monde en présentant un service de jeu dans le «cloud» révolutionnaire pour son époque. Après un week-end de spéculations sur son avenir, OnLive a mis les choses au clair dimanche soir: l'entreprise a utilisé une variante de la banqueroute pour renaître de ses cendres et poursuivre son activité. Reste à savoir pour combien de temps.

Pour faire simple, l'entreprise OnLive a cessé d'exister. Ses dirigeants ont créé une autre compagnie du même nom et racheté la technologie et les brevets. Environ 50% des employés vont être transférés. En revanche, les investisseurs vont essuyer une lourde perte. Le fabricant de smartphone HTC a déjà averti qu'il avait perdu 40 millions de dollars dans l'affaire.

 

Concurrence acharnée

OnLive permet de jouer à des jeux derniers cris sur de vieilles machines ou sur sa télé via une box. Le jeu tourne en fait sur de puissants serveurs, seul le signal vidéo est envoyé jusqu'au domicile de l'utilisateur.

 

Problème, l'investissement initial pour construire des data centers est lourd. OnLive misait sur des économies d'échelle mais à seulement 1.5 millions d'utilisateurs actifs, le service est resté confidentiel.

 

OnLive a encore dû affronter la concurrence de Gaikai et surtout des fournisseurs d'accès à Internet, qui commencent à proposer des services similaires. En juin dernier, Sony s'est invité dans la partie en rachetant Gaikai pour 380 millions de dollars. Si des problèmes de bande passante et de latence existent toujours, le cloud gaming est vu comme une solution d'avenir, au moins pour le grand public.