L'Elysée confirme une seule cyber-attaque en 2012

Reuters

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L'Elysée a été la cible d'une «grosse» cyber-attaque courant 2012 mais bien avant l'entrée en fonction de François Hollande le 15 mai, a-t-on indiqué ce mercredi dans l'entourage du chef de l'Etat.

Le Télégramme écrit ce mercredi que la présidence française a été la cible de deux cyber-attaques, dont l'une se serait produite entre le second tour de l'élection présidentielle, le 6 mai, et l'investiture de François Hollande, le 15 mai. Selon le quotidien, ces attaques auraient obligé les services gouvernementaux spécialisés à «reconstruire de fond en comble les systèmes d'information du palais de l'Élysée». «Il n'y a pas eu d'attaque depuis que nous sommes arrivés», a-t-on encore assuré à l'Elysée.

Vulnérabilité des ordinateurs et des réseaux gouvernementaux

Le quotidien breton dit avoir eu confirmation de ces attaques «de plusieurs sources», et explique qu'elles ont été tenues secrètes en raison de l'inquiétude grandissante que provoque la vulnérabilité des ordinateurs et des réseaux gouvernementaux. Le sénateur Jean-Marie Bockel, qui doit rendre la semaine prochaine un rapport d'information sur le sujet, estime que le dispositif français de cyber-défense n'est pas adapté et que «la coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte».

Le Télégramme souligne le caractère «minimaliste» de la communication autour des attaques subies dernièrement par les services gouvernementaux (Bercy en mars 2011 et l'Élysée cette année), mais aussi Areva, en octobre 2011. Celle contre le ministère de l'Economie aurait été bien plus sérieuse qu'on a bien voulu le dire. La vertueuse description officielle des attaquants comme «venant d'Asie» dissimulait mal les attaquants chinois, dit le quotidien.