Embouteillages sur le Géoportail IGN

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Après l'INA, l'IGN. Vendredi, le Géoportail de l'Institut géographique national affichait complet moins d'une demi-heure après son lancement. « Même notre page d'excuses n'était pas accessible pour tous les internautes... », note Patrick Leboeuf, chef de projet. Comme pour celui de l'Institut national de l'audiovisuel, lorsqu'il a mis en ligne ses archives, en avril dernier, le géoportail a connu un incroyable succès public.

Proposant d'explorer la France vue du ciel mais de très près (pixel jusqu'à 50 cm), il a enregistré des pointes à 600 demandes de connexion par seconde, et 5 millions de demandes de connexion par jour, alors que les prévisions étaient d'un million. Mais seuls 20 % des visiteurs ont pu accéder au site.

A ce jour, le Géoportail, qui a nécessité 7 millions d'euros d'investissement, rassemble 400 000 photos et 3 700 cartes, pour un 1,5 million de lieux, et permet la superposition en transparence avec des cartes de reliefs. Et ce n'est qu'un début. Le site s'enrichira de données de partenaires, en particulier du Bureau de recherches géologiques et minières : cartes marines, de prévention des risques... En 2007, les données topographiques de 87 départements seront intégrées. Les usages devraient au final être aussi professionnels que ludiques, avec, à terme, une partie culture, avec des manuscrits, de la vidéo, ou des peintures rupestres. Devant ce succès, l'IGN envisage « un accès régulé au site », précise Patrick Leboeuf. Les conditions de cet accès devraient être connues en milieu de semaine, sans doute avec « des heures de visite, à la manière de ce que font les musées ». A l'automne, le site proposera des visites en 3D. Et devra faire face, sans nul doute, à une nouvelle et prévisible affluence.

Anne Kerloc'h