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Des cyber-casinos made in France ?

Des cyber-casinos made in France ?

Loin de Deauville, la Toile est le nouvel eldorado du jeu

Loin de Deauville, la Toile est le nouvel eldorado du jeu.Les 2000 sites du secteur ont engrangé 12 milliards de dollars en 2005, 45%de plus que l’an passé! Le britannique Partygaming, plus gros cyber-casino du monde, vaut 8 milliards d’euros à la Bourse de Londres, soit autant queMichelin. Son activité a encore augmenté de 54%au premier trimestre 2006 et le business est hyperrentable. Mais en France comme dans de nombreux pays occidentaux, les casinos en ligne n’ont pas droit de cité. C’est donc basés depuis des paradis fiscaux tels Malte ou Gibraltar que les cybercroupiers touchent le jackpot. Une « injustice » dénoncée depuis des années par Patrick Partouche, dont le groupe est leader européen des casinos et deuxième acteur en France. Partouche fustige également le monopole de la Française des Jeux (FDJ) et du PMU sur le pari en ligne made in France. Inlassablement, il revendique le droit de créer dans l’Hexagone des casinos virtuels. Engagé dans unbras de fer avec l’Etat,Partouche n’a pas hésité à déposer une plainte à Bruxelles, et à prendre une licence à Gibraltar en menaçant d’y lancer son activité en ligne. Pour autant, pas question de se fâcher trop fort avec l’Etat.Car la PlaceBeauvau détermine le nombre de machines à sous autorisées dans les établissements français.Dernière étape de l’offensive Partouche, la création à la fin du mois dernier de Partouche Interactive, pour « regrouper les activités online du groupe ». C’est-à-dire pas grand-chose pour l’instant. En attendant, les internautes français contournent allégrement la loi. Les quatre principaux casinos virtuels francophones,basés à l’étranger, ont attiré 2,2 millions de visiteurs en novembre 2005, selon Médiamétrie. Un marché en or sur lequel Partouche et consort ont hâte de se ruer.


Jonathan Bouchet-Petersen