High-Tech

L'UMD vidéo, le flop de l'année pour Sony

Ça grogne dans la vidéo. Les UMD*, ces petits disques dédiés à la console de jeux PSP de Sony ne font pas recette. Il s'en serait vendu 600 000 en France depuis le lancement de la PSP, soit un par machine (contre 2,5 UMD de jeux). « La situation est ...

Ça grogne dans la vidéo. Les UMD*, ces petits disques dédiés à la console de jeux PSP de Sony ne font pas recette. Il s'en serait vendu 600 000 en France depuis le lancement de la PSP, soit un par machine (contre 2,5 UMD de jeux). « La situation est très moyenne, ça ne va pas m'inciter à augmenter le planning éditorial », note Jean-Paul Commin, directeur général adjoint de France Télévisions Distribution. « L'UMD, c'est fini pour nous », indique Grégory Strouk, directeur général adjoint de Wild Side Video. Dommage, car de Sin City aux Tontons flingueurs, l'offre est là. Mais plusieurs problèmes se posent. D'abord, l'UMD vidéo ne peut être lu que sur la PSP, ce qui est très restrictif, d'autant que son prix (de 15 à 20 $) est identique à celui d'un DVD lisible partout. Ensuite, il semble que les utilisateurs préfèrent pirater des films sur Internet et les transférer sur Memory Stick plutôt que de les acheter. Des problèmes de référencement sont aussi signalés. « Quand les enseignes vendent un jeu sur UMD à 60 $, elles doivent vendre trois UMD vidéo à 20 $ pour faire la même marge », observe Laurent Campagne, responsable acquisitions et marketing chez Studio Canal. Thierry Rogister, PDG de Gaumont Columbia TriStar Home Video (filiale de Sony) se veut rassurant : « Nous avons un parc qui s'installe, un concept nouveau et un mode d'utilisation qui se développent. Donnons du temps au temps. »

Christophe Séfrin