Jeu vidéo: Le marché juteux du téléchargement

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Pourquoi s'encombrer de galettes argentées alors qu'il est possible de récupérer ses jeux vidéo préférés sur le Web ? Par achat en ligne, en location, les solutions ne manquent pas. Et à l'inverse du marché légal de la musique en ligne, celui des jeux vidéo est juteux. Il atteint 18 milliards d'euros dans le monde, en progression constante.

Un secteur dominé en France par Métaboli et Boonty, qui surfent sur la généralisation du haut débit et le boom du commerce en ligne. Si Boonty mise sur la vente de jeux à télécharger, son concurrent Métaboli propose, lui, des formules de « location illimitée par abonnement ». Le paiement de 9,90 euros mensuels donne accès à un catalogue de 130 jeux, tandis que la formule à 19,90 euros permet d'accéder aussi aux 30 titres les plus récents, « et donc les plus chers en magasin », souligne Thibaut de Robien, directeur marketing et commercial de Métaboli. Avec 25 000 abonnés, dont 80 % d'hommes, l'entreprise, qui a engagé 6 millions d'euros à la fin 2005, est d'ores et déjà rentable. « Notre modèle est unique en France », souligne Thibaut de Robien.

Un commentaire qui pointe directement la stratégie divergente de Boonty. Proposant du téléchargement définitif, la société cherche à séduire deux types de clientèle : « Bien sûr les “hardcore gamers” avec les références les plus pointues (environ 50 euros ), mais aussi les joueurs occasionnels avec des titres dits “casuals” (15 à 20 euros ), qui séduisent particulièrement les femmes », détaille Mathieu Nouzareth, cofondateur et PDG de Boonty.

J. B.-P.