Une nouvelle épidémie touche les accros aux smartphones: le «text neck»

HIGH TECH Un usage intensif des téléphones portables pour envoyer des textos ou utiliser des applications met votre nuque en danger...

Anaëlle Grondin

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Une jeune femme en train d'envoyer un SMS.
Une jeune femme en train d'envoyer un SMS. — Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA

Après les problèmes de pouces développés par ceux qui envoient trop de SMS, les spécialistes de la santé veulent à présent alerter sur les dangers qui menacent les nuques des accros aux smartphones et tablettes tactiles. C’est le cas d’un chiropracteur britannique, Rachael Lancaster, cité par le Telegraph.

Selon cette experte, les muscles de la nuque ne sont pas adaptés pour supporter les positions que l’on adopte pendant des heures pour envoyer et lire des textos, ou encore regarder des films sur mobiles. La plupart du temps, les utilisateurs penchent la tête en avant, le regard vers le bas, lorsqu’ils s’adonnent à ces activités. La tête humaine pesant en moyenne entre 4,5 et 5,5 kg, le cou et les épaules ont du mal à la soutenir sur une période prolongée, selon les spécialistes. D’où l’expression «text neck» pour caractériser ce nouveau mal («neck» signifiant «cou» en anglais).

L’utilisation croissante des smartphones et tablettes en cause

Les symptômes sont multiples: douleurs dans la nuque et au niveau des épaules, maux de tête ou encore gêne dans les bras. Les chiropracteurs interrogés par le journal britannique disent rencontrer de plus en plus de patients qui en souffrent. Une augmentation qui va de paire avec l’utilisation croissante des mobiles et des tablettes tactiles.

Les spécialistes préviennent: si les utilisateurs ne font pas attention leur corps pourrait s’habituer à cette posture, et pire, cela peut entraîner par la suite de sérieux problèmes de santé. La solution pour éviter d’avoir mal? Tenir son téléphone à hauteur du visage, faire des étirements, et accepter de se passer quelques minutes de son smartphone, de manière régulière, pour multiplier les pauses.