High-Tech

Le son 5.1 se fait moins entendre

Le revers est cinglant. Après des années d'euphorie, les systèmes One Box, ces ensembles audio associant un amplificateur, un caisson de basses et cinq enceintes boivent le bouillon. Ils ont pourtant contribué à la démocratisation du home cinéma au d...

Le revers est cinglant. Après des années d'euphorie, les systèmes One Box, ces ensembles audio associant un amplificateur, un caisson de basses et cinq enceintes boivent le bouillon. Ils ont pourtant contribué à la démocratisation du home cinéma au début des années 2000. Mais aujourd'hui, les voilà dans l'ornière. « Rien de va plus depuis août 2005 », constate l'institut d'études marketing GFK. Pourtant, les prix se sont faits nettement plus attractifs. Ainsi, les One Box ont désormais un prix moyen de 300 e. Contre 700 e lors de leur lancement en 2001. En vain : les One Box voient leurs ventes chuter de moins 15 % depuis août 2005. Cette année, les prévisions pour la France devraient atteindre 560 000 ventes maximum. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette désaffection. Aux yeux des professionnels, la première est liée aux contraintes d'installation de tels systèmes. Simples à brancher, les ensembles 5.1 supposent néanmoins de tirer de nombreux câbles, difficiles à intégrer dans une pièce.

Autre explication avancée : l'engouement actuel du public pour les écrans plats et le MP3. « Les consommateurs se retrouvent face à des arbitrages budgétaires », constate Elodie Giacobini, analyste chez GFK. La qualité parfois sommaire et souvent inversement proportionnelle au prix de vente des One Box a pu également décevoir le consommateur.

Enfin : « On peut tout simplement imaginer que le marché des gens intéressés par le 5.1 est déjà équipé », envisage pour sa part Frank Ladoire, rédacteur en chef du mensuel Home Ciné DVD. Les constructeurs tentent cependant de rebondir. Et misent désormais sur le son surround virtuel, obtenu à partir de deux enceintes et un caisson. Ainsi, les ventes de chaînes telle la 3.2.1 de Bose bondissent.

Christophe Séfrin