« Le Parrain » autoritaire, même en pixels
Pas facile de voir son père, petit gangster new- yorkais, se faire descendre sous ses yeux quand on est encore qu'un gamin©2006 20 minutes
Pas facile de voir son père, petit gangster new- yorkais, se faire descendre sous ses yeux quand on est encore qu'un gamin. C'est pourtant ce qui arrive au héros du jeu « Le Parrain », édité par Electronics Arts.
Heureusement, le gosse en question, incarné par le joueur, est recueilli par Don Corleone, pour lequel travaillait son père. Et puisqu'il fait désormais partie de la famille, il s'emploiera comme papa à faire régner la loi des Corleone sur New York, en zigouillant les familles rivales et en grimpant les échelons de la hiérarchie pour espérer devenir à son tour un parrain. Pour y parvenir, le joueur devra mener à bien une succession de missions essentiellement calquées sur le scénario des trois films de Francis Ford Coppola. On retrouve quelques scènes marquantes de la saga, comme la tentative d'assassinat de Don Corleone ou la fameuse séquence de la tête de cheval dans le lit... « Business is business » et les tabassages, meurtres et scènes de rackets se succèdent allègrement.
Il y a du bon et du moins bon dans « Le Parrain ». Rien à reprocher à la bande-son, ni à la modélisation des personnages. En revanche, la fidélité à la trame scénaristique de la saga rend l'action un peu trop linéaire. Le joueur ne peut que suivre les événements sans réellement les influencer. On regrettera enfin quelques bugs dans l'affichage de la version PC, en espérant qu'ils soient rapidement corrigés par une mise à jour.
Marc Mitrani
Environ 60 ee sur PS2, Xbox et PC.



















