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Les anti-DRM passent à l'action

Les anti-DRM passent à l'action

Plusieurs internautes, opposés à la loi sur les droits d'auteur, sont passés à l'action à la Fnac
©2006 20 minutes

©2006 20 minutes

Ce n'est qu'un début, ils vont continuer le combat. Ils sont internautes, citoyens, amateurs autant de musique que de nouvelles technologies. Et ils ont en travers de la gorge la loi sur les droits d'auteur votée mardi à l'Assemblée, qui consacre les DRM (Digital rights management), ces verrous numériques qui limitent ou empêchent les copies de CD et de DVD. Après avoir suivi les débats parlementaires en ligne, minute par minute, ils ont décidé, de manière spontanée, de s'organiser* et de passer à l'action pour « avertir des dangers d'une loi qui menace nos libertés individuelles ».

Mercredi soir, avec plus ou moins de succès, ils se sont donné rendez-vous dans différentes Fnac de France : Paris, Lyon, Grenoble, Toulouse, Brest, Marseille... Des actions organisées sur le style des flash-mob, des manifs-éclair. A 19 h, au moment où les haut-parleurs annoncent la fermeture prochaine du magasin, une trentaine de participants se sont réunis vers l'entrée de la Fnac des Halles en brandissant des CD et en hurlant : « Attention, ces CD contiennent des verrous numériques, vous ne pouvez pas les lire sur tous les supports. Non aux verrous numériques. » Des slogans vite interrompus par des vigiles très tendus qui ont conduit vers la sortie la grande majorité des manifestants, les empêchant de distribuer des tracts sur les dangers des DRM. Une partie des anti-DRM a été poussées vers la sortie, après avoir vérifié qu'ils avaient bien acheté les CD. Une autre partie est parvenue à rester dans la place et à retourner vers les caisses pour se faire rembourser leurs disques. Après quelques tensions avec d'autres vigiles – du forum des Halles cette fois –, les manifestants ont continué de tracter dans la rue. Et ont promis de nouvelles actions Un peu mieux coordonnées et avec plus de monde.

David Carzon

* http/stopdrm.info

Ce n'est pas la Fnac qui était visée, mais les CD contenant des DRM. « Je pense que la première maison de disque assez intelligente pour lancer une plateforme de téléchargement payante sans DRM et avec une qualité sonore de très grande qualité ferait fortune rapidement, explique l'un des membres. Il est hors de question que j'achète ou que je télécharge des disques où le nombre de copies est limité. Les 1 000 e que je dépensais chaque année en disque, je les utiliserai ailleurs. »