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Les Français préfèrent emprunter
Dresser un portrait-robot du consommateur de DVD. C’est l’idée de l’enquête « Les pratiques vidéo en Europe », menée par le Centre national de la cinématographie. « Ces pratiques sont très différentes selon l’organisation de la distribution au sein des pa© 20 minutes
Dresser un portrait-robot du consommateur de DVD. C’est l’idée de l’enquête « Les pratiques vidéo en Europe », menée par le Centre national de la cinématographie. « Ces pratiques sont très différentes selon l’organisation de la distribution au sein des pays », constate Benoît Danard, responsable des études au CNC. Dans l’Hexagone, où la grande distribution pèse de tout son poids, les achats de DVD sont plutôt impulsifs : 67 % des personnes font leur choix au dernier moment. « Nos compatriotes sont aussi les plus attentifs à la baisse des prix. » 86 % achèteront plus facilement un titre quand il sera en promotion. Surprise, les Français ne sont pas aussi boulimiques qu’on l’imaginait. Ainsi, ils ne s’avèrent ni de gros acheteurs (2,35 DVD par mois en moyenne, contre 2,97 en Italie et 3,14 en Espagne), ni de gros loueurs et encore moins des amateurs de DVD d’occasion (7 % en achètent « souvent », contre 19 % en Espagne et 30 % en Italie). Leur motivation d’achat est d’abord de découvrir un film inconnu (51 %), puis de le revoir (35 %). En Grande-Bretagne, au contraire, c’est le désir de collectionner qui domine (47 %). « Une donnée que tout le monde sous-estimait reste le poids des prêts et des échanges de DVD », ajoute Benoît Danard. Ainsi, 25 % des DVD entrant dans les foyers français proviennent de prêts, contre 35 % en Italie et 38 % en Espagne. « Ce sont par ailleurs les pays où les circuits pirates sont les plus importants. » Christophe Séfrin



















