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Publicité: Microsoft veut vous sauver de votre smartphone

Publicité: Microsoft veut vous sauver de votre smartphone

MARKETINGLa campagne de Microsoft se moque de notre utilisation moutonnière de la technologie...
Philippe Berry

Philippe Berry

Avec Windows Phone 7, Microsoft a un bon produit. Pas parfait, avec quelques manques, mais un bon produit, qui se démarque des systèmes d'Apple et de Google. Encore faut-il arriver à le vendre à des utilisateurs échaudés par une série d'échecs.

>> Nos impressions sur Windows Phone 7 ici, la liste des modèles disponibles en France,

Aux Etats-Unis, Microsoft a attaqué d'entrée lundi avec deux spots TV. Dans le premier, au son du classique Season of the witch, un plan-séquence montre une rue chaotique où chaque individu a le nez collé à son portable. Message: «Il est temps pour un téléphone de nous sauver de nos téléphones.»


Le second joue la carte de l'humour, avec des scènes de la vie quotidienne ruinées par notre addiction à notre téléphone, ponctuées de l'exclamation «really!?» («vraiment!?»).


Problème, pour comprendre ces spots, il faut être familier de la philosophie de Windows Phone 7: simplifier la vie de l'utilisateur, avec de nombreuses infos intégrées dynamiquement à l'écran principal du téléphone.

L'expert média de CBS juge ces pubs «brillantes». Jeremy Duistra, professeur de web-marketing à l'université UCSD de San Diego, est plus mesuré. «Contrairement à la campagne pour Android 'Droid Does', les pubs Microsoft ne mettent pas vraiment l'accent sur ce que le système apporte», explique-t-il à 20minutes.fr. «A la place, Microsoft joue sur un vague concept.»

Achim Berg, vice-président marketing de Microsoft, avait cependant prévenu que la campagne serait en plusieurs étapes. Au moment de l'arrivée des premiers modèles (21 octobre en France, 8 novembre aux Etats-Unis), des spots insisteront sur la simplicité. Microsoft se fixe-t-il des objectifs de parts de marché? Interrogé par 20minutes.fr, Achim Berg esquive. Pour lui, ce qui compte d'abord, ce sont «les parts de temps de cerveau (mindshare, ndr)». Il conclut: «Microsoft doit réussir à convaincre qu'il faut compter avec lui. Le reste viendra tout seul.»