«Civilization V» part à la conquête de nouveaux joueurs

JEUX VIDEO La soif du pouvoir...

Johan Tandonnet et Gabriel Féron

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Créée par Sid Meyer en 1993, la série des «Civilization» est connue pour sa complexité, sa profondeur et, surtout, pour son côté diablement addictif qui a su convaincre les joueurs du monde entier. Tous les épisodes de la série ont connu un succès mérité, et ce cinquième volet était donc extrêmement attendu. «Civilization V» est-il à la hauteur de ses illustres ainés?

Un gameplay de chef

Les principes de base restent les mêmes: le joueur, dans la peau d'un grand dirigeant de l’histoire, doit gérer sa civilisation afin d'en faire le plus grand empire du monde. Les conditions de victoire ont quelque peu changé. Par exemple, la victoire par domination n’existe plus et est remplacée par la capture des capitales ennemies.

La grande surprise de cet épisode est sans aucun doute sa difficulté revue à la baisse. Là où les précédents opus nécessitaient un temps d’adaptation et de réflexion important, «Civilization V» est, lui, bien plus accessible. Hélas, ce choix s'est fait au dépend de la diversité du titre, ce qui ne plaira bien évidemment pas aux habitués.

Plusieurs innovations bienvenues font leur apparition: un nouveau système de combat, des villes qui occupent une place bien plus importante et, surtout, des tuiles - les cases de jeu - hexagonales qui remplacent les tuiles carrées.

Certains éléments manquent malheureusement à l’appel, comme les religions, la pollution ou bien encore l'espionnage des ennemis.

Mauvaise gestion technique?

«Civilization V» fait un grand bond en avant coté graphisme. Le jeu est plus beau que ses prédécesseurs, mais devient du coup bien plus gourmand en ressources sans être pour autant optimisé. Ainsi, plus la partie avance et plus les temps de chargement entre chaque tour sont longs.

La bande-son est plutôt bonne, sans être exceptionnelle et les dialogues des dirigeants, dans leur langue maternelle, sont plutôt convaincants.

 

«Civilization V» est donc bien la suite logique de «Civilization IV». Les nouveautés que l’on y trouve apportent un souffle nouveau à la série, et multiplient les possibilités offertes. Malheureusement, il est regrettable que le jeu ait été simplifié, et l'absence de nombreux éléments des anciens opus se fait sentir. Mais Firaxis a tout de même réussi son pari: «Civilization V» est un titre accrocheur et addictif qui empêchera de dormir plus d’un joueur.

Note : 8/10

Date de sortie : Déjà disponible
PEGI : 12