BlackBerry: les utilisateurs dans l'attente d'un accord

C.P. Avec agence

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D.DOVARGNES/AP/SIPA

Les usagers de BlackBerry sont inquiets: et si Research in Motion, fabricant de BlackBerry, acceptait que les gouvernements du Golfe surveillent les messages et communications, au prix du maintien de ses téléphones dans la région? Parce qu’ils sont nombreux, les pays à avoir demandé à RIM de plier: l’Arabie Saoudite, les Emirats, le Koweït, maintenant le Liban… Si RIM venait à perdre les centaines de milliers d’utilisateurs de la région, c’est une sacrée manne financière qui s’échapperait…
 
Mais quel accord peut être atteint? Rien n’est encore officiel. La semaine passée, RIM annonçait qu’il ne plierait en aucun cas. Et ce week-end, plusieurs organes de presse annonçait qu’un accord était imminent. Samedi, un responsable de l'une des trois firmes de télécommunications saoudiennes a affirmé à l'AFP qu'un accord avec le fabricant canadien pour éviter la suspension du service de messagerie avait été «pratiquement acquis».
 
En Arabie Saoudite, la Commission de la technologie des communications et de l'information (CITC) a donné 48 heures aux trois fournisseurs saoudiens pour tester des solutions techniques, un délai qui expire lundi à la fin de la journée. Avant d'accorder ce délai, la CITC avait annoncé une suspension de la messagerie du BlackBerry pour vendredi mais ce service a été rétabli après avoir été bloqué pendant quatre heures, selon des utilisateurs.
 
Termes de l’accord

Parmi les solutions avancées par des responsables de firmes saoudiennes figure l'installation dans le royaume d'un serveur pour ce téléphone sécurisé pour permettre cette surveillance. La sécurité, si étanche pour les pays du Golfe, est due à l’emplacement des serveurs. Ils sont sur le territoire américain et européen.
 
Citant un responsable technique de l'une des trois compagnies saoudiennes, le quotidien saoudien Okaz a indiqué lundi que les tests sur le serveur avaient été «concluants». Mais le responsable d'une autre compagnie s'est montré moins optimiste, soulignant que les autorités n’avaient donné aucune réponse.