Un joujou techno de haut vol

Christophe Séfrin

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L'AR Drone atterrira en France le 18 août. D'abord vendu dans les Fnac (299 €), ce drôle de quadricoptère à ­piloter depuis un iPhone (un iPod Touch ou un iPad) « est vraiment un truc gonflé », selon Henri Seydoux, PDg de Parrot. Quatre moteurs, un accéléromètre, un gyroscope, deux senseurs (pour mesurer la hauteur de vol) et deux caméras équipent la machine de guerre du con­structeur français… Testé par 20 Minutes, le joujou techno de la rentrée tient ses premières promesses. Une fois téléchargée l'application Free Fight – gratuite – sur l'AppStore, l'AR Drone est immédiatement reconnu en wi-fi.

Je volais dans un autre monde
A l'écran, des touches tactiles. En bas, un bouton pour faire décoller le quadricoptère. Une fois activée,le drone se lance puis se stabilise à 1 m du sol. A droite, un premier joystick. En glissant le doigt en haut ou en bas, à gauche ou à droite, le drone prend de l'altitude, pivote... et ses caméras dévoilent son terrain de jeu. Bientôt, des marqueurs à déposer au sol le métamorphoseront grâce au principe de la réalité augmentée : reconnus par la caméra, ils simuleront sur l'écran de l'Iphone ou de l'Ipad un environnement virtuel.
Pourquoi pas une partie de drones sur Pandora, la planète d'Avatar ? A gauche, un second joystick et une autre manière de voler. En posant dessus son index et en inclinant le mobile, le quadricoptère reproduit les mêmes mouvements version accéléromètre… Quid de la dernière touche en haut de l'écran : « Emergency » ? Les moteurs se coupent et l'appareil file en chute libre. Bilan : l'utilisation du drone est hypersimple et ludique. Mais au bout de douze minutes de vol (l'autonomie des batteries), c'est « Game Over » !