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Ces mots qui mettent la puce à l’oreille

Ces mots qui mettent la puce à l’oreille

Qui le sait, le mot « ordinateur » a cinquante ans. C’est en 1955 que le philologue Jacques Perret soumettait au directeur d’IBM France une traduction de computer. Aujourd’hui, pour faire adopter son terme, Jacques Perret devrait en passer par la Commissi
© 20 minutes

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Qui le sait, le mot « ordinateur » a cinquante ans. C’est en 1955 que le philologue Jacques Perret soumettait au directeur d’IBM France une traduction de computer. Aujourd’hui, pour faire adopter son terme, Jacques Perret devrait en passer par la Commission générale de terminologie et de néologie et l’Académie française. « Des commissions spécialisées identifient dans leurs domaines de compétences, des besoins d’expression que ne satisfait pas l’état actuel de la langue », explique Xavier North, délégué à la langue française. Certains mots, comme « logiciel » ou « internaute » sont ainsi inventés. D’autres, existaient déjà avec un autre sens comme « puce » ou « souris ». « L’objectif, de l’ordre de la recommandation et non de la contrainte, est que ces mots entrent dans l’usage. Parfois, la commission se contente de valider des mots déjà très populaires, comme ce sera peut-être le cas pour la clé USB qui remplace, d’un point de vue technique, la disquette, autre mot inventé. D’autres termes comme courriel et pourriel, venus du Québec, ont de plus en plus de succès en France. » Si certains mots inventés par la commission ont eu une carrière florissante, comme « numériser » ou « cliquer », la traduction de chat par « causette » peinera peut-être à entrer dans les moeurs. B. C.