Christophe Séfrin
L'essentiel
- La nouvelle « Apple Watch Series 12 » améliore sa technique pour affiner ses mesures, notamment autour de la santé.
- Son mode « Suivi de Sommeil » gagne en précision et efficacité pour analyser la qualité de nos nuits.
- La montre et son application en profitent pour mieux épauler les utilisateurs afin de leur permettre de davantage se reposer.
Physiquement, elle ne change pas. Même si au fil des générations le design de l’Apple Watch commence quand même à prendre quelques rides, ses performances, elles, s’offrent cette année une nouvelle jeunesse. Plus montre « Santé » qu’elle ne l’a jamais été, la Series 12 de l’Apple Watch* est le fruit de progrès techniques importants pour des mesures toujours plus précises. Et c’est notamment son mode Suivi de Sommeil qui s’améliore. Alors que le passage à l’heure d’hiver risque d’en perturber (déprimer ?) plus d’un, 20 Minutes a dormi avec la montre d’Apple au poignet durant plusieurs nuits.
Un grand déballage techno
Ça ne se voit pas, mais la nouvelle génération de l’Apple Watch change beaucoup. En attendant éventuellement que le constructeur repense son design (dont on ne se lasse pas forcément, non plus !), la nouvelle montre voit son logiciel mis à jour (watchOS 27 désormais), adopte une puce flambant neuve (la S11) et se dote d’un nouveau capteur de fréquence cardiaque (à 32 électrodes). Ce grand déballage de techno a un effet immédiat : des mesures plus précises, comme celle de la fréquence cardiaque toutes les 5 secondes, et une meilleure interprétation des données collectées.
Apple en profite ainsi pour revisiter son système de suivi de santé. Alors que pour beaucoup, le passage à l’heure d’hiver risque d’être contraignant, la mesure de la qualité de sommeil de l’Apple Watch s’affine.
Dodo et mesures cardio
« On suggère le plus possible de dormir avec la montre », nous a incités le constructeur. Ce que nous avons fait durant quinze jours. D’abord, l’Apple Watch enregistre les différentes phases de sommeil. Cela n’a rien de très nouveau dans le monde des tocantes ou bracelets connectés, mais ces mesures se sont beaucoup affinées, notamment grâce à une plus grande perception des mouvements du poignet, aussi minimes soient-ils.
Ainsi, la montre distingue-t-elle les phases d’éveil de sommeil paradoxal (celles où l’on a pour habitude de rêver), de sommeil lent (ou sommeil léger) et de sommeil profond (durant lesquelles les tissus corporels se régénèrent et ou des hormones essentielles sont produites, dixit Apple).
Ces données, exprimées sous forme de graphiques journaliers, hebdomadaires et mensuels sont par ailleurs corrélées aux mesures de la fréquence cardiaque durant le sommeil. Ce qui permet à la montre de livrer ses constats. Quotidiens : « Hier soir, votre coucher a eu lieu 28 minutes plus tôt que d’habitude » ; « Votre fréquence cardiaque a varié entre 57 et 78 battements par minute pendant que vous dormiez ». Mais aussi hebdomadaires et plus intéressants : « Vous avez dormi en moyenne 5h51 au cours des 7 derniers jours »… À travers l’application de son iPhone ou affichées sur l’écran de la montre, ces informations peuvent s’avérer précieuses pour influer sur notre comportement et tenter d’améliorer la qualité de nos dodos.
Mieux récupérer pour mieux s’entraîner
L’utilisateur de la Watch va ainsi disposer d’un Score de sommeil quotidien. Celui-ci est basé sur la durée et les interruptions du sommeil, ainsi que sur l’heure de coucher. Derrière cette donnée, un autre score, lui dit « de récupération » est fourni. Principalement dédié aux sportifs, il associe les mesures de la qualité du sommeil, celle de la charge d’entraînement, mais aussi les mesures des signes vitaux et de la VFC matinale et diurne.
Ce Score de récupération permet ainsi de savoir si l’on peut effectuer ou non sa séance de sport. Le lien avec la qualité du sommeil est ici parfaitement avéré. Qualité que l’on peut tenter d’améliorer en mettant en œuvre un programme correspondant à son objectif de durée de sommeil. Pour en augmenter l’efficacité il est aussi possible de programmer des phases de retour au calme précédent le coucher, phases durant lesquelles on ne sera dérangé. Les notifs, oui, c’est fini !
Une nouvelle discipline
Afin de dormir plus longtemps, mais aussi de mieux dormir, nous nous sommes ainsi pliés aux invitations de l’Apple Watch. Trop tôt après 15 jours de test pour parler de résultat, mais une nouvelle discipline tente de s’installer (comme en allant se coucher plutôt, en arrêtant de scroller sur l’écran de notre iPhone avant de dormir, etc). En attendant que les fonctions d’IA avancées promises par Apple soient disponibles en France et permettent, on l’espère, d’aller encore plus loin dans notre quête d’un meilleur sommeil…
L'actualité AppleSeule contrainte pour quantifier, analyser et tenter d’améliorer la qualité de ses nuits : porter la montre au poignet… sans avoir oublié de la recharger ! Même si son autonomie s’est améliorée, la nouvelle Apple Watch n’excède pas une grosse journée d’utilisation, encore bien loin de l’autonomie de certaines tocantes, comme chez Huawei ou Garmin. Consolation : 15 minutes de charge permettent de retrouver une douzaine d’heures d’autonomie. De quoi dormir sur ses deux oreilles.
*À partir de 449 euros (en 42 mm) et de 499 euros (46 mm).