Garantie, batterie, réparations… La DGCCRF épingle les vendeurs d’appareils reconditionnés
REGLEMENTATIONS•Une enquête menée auprès d’environ 50 professionnels du reconditionnement a montré qu’un tiers d’entre eux ne respecte pas l’ensemble des obligations prévues par la loi20 Minutes avec agence
S’il paraît séduisant, économe et durable, le recours aux appareils reconditionnés plutôt que l’achat d’un modèle neuf n’est pas sans risque. En cause, les pratiques des acteurs du marché, que la direction de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a passées au crible l’an dernier. Les résultats de cette enquête, relayés par France Inter mardi, montrent que les malversations ne sont pas rares.
L’administration a en effet estimé à 30 % la part des entreprises vendant des produits reconditionnés ne respectant pas l’intégralité des règles en vigueur l’année dernière, contre 23 % deux ans plus tôt. Parmi les obligations figurent, entre autres, la suppression totale des données du terminal, des essais pour vérifier que ce dernier fonctionne et des réparations si ce n’est pas le cas.
« Remis à neuf » interdit
L’acheteur doit par ailleurs recevoir des informations précises sur l’état du produit ainsi qu’une garantie de deux ans. C’est sur ce dernier point que les quelque 50 professionnels de reconditionnement contrôlés par la DGCCRF ont été le moins rigoureux. La direction a également pointé du doigt la mention « remis à neuf » utilisée de manière illégale par plusieurs revendeurs ainsi que le manque d’information concernant l’état de la batterie.
Pour leur enquête, les inspecteurs se sont intéressés à trois types d’appareils les plus populaires parmi les amateurs de reconditionné : Les smartphones, les ordinateurs et les tablettes. Les irrégularités constatées ont poussé l’administration à dresser deux amendes, une dizaine d’avertissements et 14 injonctions de mise en conformité.



















