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C’est quoi le nouvel indice de durabilité sur les lave-linge ?

Electroménager : C’est quoi l’indice de durabilité dès le 8 avril sur tous les lave-linge ?

fiabilité renforcÉeDès le 8 avril, l’indice de durabilité appliqué aux lave-linge promet des appareils avec une meilleure durée de vie
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

L'essentiel

  • Après les téléviseurs en janvier dernier, les lave-linge doivent afficher leur indice de durabilité dès le 8 avril.
  • Sous forme de note de 1 à 10, ce nouvel indice se substitue à l’indice de réparabilité, toujours intégré dans le calcul de la note.
  • S’y ajoutent désormais pour plus de transparence, des notions de résistance aux contraintes et à l’usure, ou de facilité de maintenance.

Vous connaissiez l’indice de réparabilité, voici l’indice de durabilité ! Après les téléviseurs qui en bénéficient depuis le mois de janvier, c’est au tour des lave-linge de l’afficher dès ce mardi 8 avril. Une première mondiale qui reste pour le moment réservée à la France, pionnière en la matière, grâce à la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) qui date de 2020. Alors, réparabilité versus durabilité, quelles différences ?

Nouvel outil, appareils plus fiables

Roulement de tambour ! Dès ce mardi 8 avril, la loi impose aux fabricants de lave-linge de remplacer sur leurs appareils neufs la classique étiquette de réparabilité avec sa note de 1 à 10… par une étiquette de durabilité !

« Il s’agit d’un nouvel outil d’information à destination du consommateur, qui va lui permettre de connaître le caractère plus ou moins réparable et plus ou moins fiable de son lave-linge », précise à 20 Minutes Anaïs Régnier, responsable développement durable au Gifam. En France, le groupement des marques d’appareils pour la maison se bat depuis des années pour accompagner ses plus de 100 marques adhérentes afin que naisse ce nouvel indice.

Résistance face à l’usure

« L’enjeu était d’avoir une méthodologie de tests uniques à tous les fabricants pour bénéficier d’une même base de calculs. Les standards ont été développés au niveau européen », précise Anaïs Régnier. A la manœuvre, des laboratoires indépendants poussent les appareils des constructeurs dans leurs derniers retranchements.

La nouvelle étiquette affichant l'indice de réparabilité sur les lave-linge en vigueur le 8 avril 2025
La nouvelle étiquette affichant l'indice de réparabilité sur les lave-linge en vigueur le 8 avril 2025 - Gifam

L’idée n’est évidemment pas de faire tourner encore et encore les machines à laver jusqu’à épuisement, mais, grâce à des tests standardisés avec la même méthodologie, de simuler en temps accéléré l’utilisation du lave-linge par le consommateur. Pour cela, les labos basent notamment leurs tests sur des enchaînements de cycles : quatre programmes coton à 40°, puis deux de rinçages, puis deux cycles éco, par exemple.

Concrètement, le nouvel indice exprime, en plus de la réparabilité de l’appareil toujours prise en compte, sa résistance aux contraintes et à l’usure, la facilité de sa maintenance, l’existence d’une garantie commerciale et d’un processus de qualité.

Un indice qui se veut discriminant

« Ces tests prennent énormément de temps et sont très coûteux pour les fabricants. Mais c’était l’ambition. Avoir un indice ambitieux, fiable et pertinent », complète la responsable développement durable au Gifam. Du coup, les lave-linge bas de gamme, à la durée de vie que l’on imagine réduite risquent de pâtir du nouvel indice, avec une note (de 1 à 10) peut engageante…

Mais tel était aussi le but de la nouvelle étiquette au fronton des lave-linge « Top » (à chargement par le dessus) et « Hublot » (en façade) : qu’elle soit lisible et compréhensible pour le consommateur, mais aussi discriminante. « Et il était indispensable que cet indice de durabilité soit contrôlable et contrôlé », insiste Anaïs Régnier. La responsable développement durable du Gifam précise que l’organisme compétent en la matière, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DCCRF), est appelée à renforcer ses contrôles afin que certains fabricants peu scrupuleux ne se sentent pas la liberté d’apposer des indices « fantaisistes » sur leurs lave-linge. D’ailleurs, le nouvel indice est imposé tant aux magasins physiques qu’en ligne.

Reste que les consommateurs devraient être mieux informés, même si, la cohabitation des indices de réparabilité et de durabilité dans les rayons risque de semer un peu la confusion dans les esprits. Car pour le moment, seuls les lave-linge sont concernés… et cela risque de durer, puisque aucun changement n’est encore prévu pour les autres appareils d’électroménager qui vont conserver leur indice de réparabilité.

En attendant, 84 % des acheteurs d’appareils de gros électroménager (et 73 % pour le petit électroménager) seraient prêts, selon le Gifam, à dépenser un peu plus pour un appareil qui dure plus longtemps. De quoi nous faire monter en gamme, mais aussi stimuler les efforts d’éco-conception des fabricants assurés d’un retour financier sur leurs investissements en innovation.