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Ma vie avec l'iPad d'apple
HIGH-TECH•Vendue entre 499 et 799 euros, la tablette tactile d'Apple sera lancée en France le 28 mai. Dans le commerce depuis le 3 avril aux Etats-Unis, elle a séduit plus d'un million d'acheteurs. Parmi eux, des Français fous des nouvelles technologies...Christophe Séfrin
Vendue entre 499 et 799 €, la tablette tactile d'Apple sera lancée en France le 28 mai. Dans le commerce depuis le 3 avril aux Etats-Unis, elle a séduit plus d'un million d'acheteurs.
Parmi eux, des Français fous de nouvelles technologies qui, profitant d'un voyage ou d'un oncle d'Amérique, se sont empressés de rapporter des States le fameux objet du désir. Nous en avons rencontré trois. Point commun, ils travaillent tous dans les nouvelles technologies. En près de deux mois de vie commune avec l'iPad, ils ont eu le temps de tirer les vers du nez du dernier joujou d'Apple, d'en découvrir les forces et faiblesses et d'imaginer quel avenir la tablette allait nous réserver.
«une conso fast-food de l'internet»
J'utilise mon iPad pour prendre des notes en réunion», explique Romain Thuret, journaliste pour le site Internet lesnumeriques.com. Cela suppose une petite prise en main.
Si le correcteur est beaucoup plus efficace que sur l'iPhone, le fait qu'Apple ne propose pas de vrai clavier (avec les accents, notamment) est un regret. Au travail ou chez moi, l'iPad a totalement remplacé mon MacBook Pro pour la consultation des mails. Toujours prêt et rapide, il permet une consommation fast-food du Web.
Côté divertissement, j'ai testé la VOD sur iTunes. Avec une bonne connexion wi-fi, le chargement d'un film est rapide. Et le visionnage très agréable. Point noir, la lecture de livres électroniques qui, à cause du rétroéclairage, fatigue rapidement la vue. A ce niveau, l'iPad est moins efficace qu'un Kindle. Pour l'heure, je considère l'iPad comme un produit nomade… pour la maison, mais ce sentiment est aussi dû à l'environnement sans fil limité en France».
«Idéal pour consulter les infos»
Pour Christophe Maillard, directeur général du groupe Ebizcuss, « c'est un nouveau média qui prend toute sa place à la maison. On n'en fera pas le même usage qu'un netbook. Les étudiants ne le substitueront pas à leur ordinateur. Pour lire, consulter de l'info, l'iPad est idéal par son format et ses applications. Contrairement à l'iPod Touch, qui suppose un geste du doigt réfléchi, l'iPad ne requiert que des gestes réflexes.
Je pense qu'il constituera une révolution pour la presse. Quand les applications de tous les journaux seront prêtes, on va se régaler ! L'aspect livre numérique m'attire moins cependant. En revanche, j'attends beaucoup de l'ouverture de l'iPad au monde du jeu. Pour l'instant, ce n'est pas tout à fait ça. Côté professionnel, le cahier des charges de l'iPad répond à beaucoup d'attentes pour de nombreuses professions nomades. C'est là où la partie 3G aura tout son sens».
«L'écran tue»
« J'ai immédiatement connu l'effet “Waouh !”, reconnaît Franck Lassagne, rédacteur en chef de giiks.com. L'écran de l'iPad tue. A l'usage, c'est devenu l'extension de mon smartphone pour consulter mes mails et surfer sur Internet. Professionnellement, je l'utilise aussi pour prendre des notes. Contrairement à un netbook qu'il faut relancer une fois en veille, l'iPad est immédiatement disponible. A la maison, on le retrouve dans toutes les pièces, jusque dans la cuisine où ma femme l'utilise pour afficher des recettes.
Mon fils de 12 ans, lui, s'en sert pour regarder des vidéos sur YouTube et ma fille de 5 mois pour jouer de la musique ! S'il manque une caméra, l'absence de prise USB ne m'a pas encore bloqué. Ayant acheté l'application JoikuSpot qui transforme mon mobile en hotspot, je n'aurai pas besoin d'un abonnement 3G. »



















