Il n'est jamais très sain d'ignorer la concurrence
Il n’y a pas si longtemps, Jon Rubinstein se vantait de n’avoir jamais utilisé un iPhone. Mal lui en a pris. En général, ce n’est jamais très bon d’ignorer la concurrence. Surtout celle du leader. Que les nokiafficionados resp...Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr
Il n’y a pas si longtemps, Jon Rubinstein se vantait de n’avoir jamais utilisé un iPhone. Mal lui en a pris.
En général, ce n’est jamais très bon d’ignorer la concurrence. Surtout celle du leader.
Que les nokiafficionados respirent un grand coup, car ce qui suit risque de les picoter un un peu: Nokia est certes le leader mondial de la téléphonie mondiale, mais pour les smartphones, ils sont aux fraises. C’est Apple qui mène la danse. Si ça picote encore, vous pouvez toujours vous moquer de Windows Mobile pour vous détendre. Mais en revanche vous avez raison de craindre Android. Sur ce, revenons à nos moutons…
Que les défenseurs de la francophonie respirent un group coup, car ce qui suit risque de les picoter un un peu: il va être question de marketing, de benchmarking, de lobbying et de merchandising. Oui il existe des traductions officielles, mais qui aujourd’hui pratique la mercatique? Hmmm? Donc nos moutons…
Dans toutes les écoles de commerce, on rabâche aux étudiants qu’il faut impérativement étudier de près la concurrence afin de pouvoir se positionner en connaissance de cause. Ignorer le leader peut faire partie d’une stratégie de communication, mais pas d’une stratégie de développement.
Ne pas tester les produits de la concurrence est une faute professionnelle. C’est aussi se priver d’informations précieuses sur les choix offerts aux consommateurs. Comment en effet contrer les arguments de la concurrence si on n’a pas soigneusement étudié ses forces et ses faiblesses. Et pour ça, rien de tel que de la pratique: Jon Rubinstein aurait dû acheter un iPhone et l’user jusqu’à la corde. Titiller ses équipes techniques et commerciales avec. Et aussi les titiller sur le marketing d’Apple. Car avoir un bon produit ne suffit pas.
Un marketing efficace est primordial pour lancer un produit. Ce n’est pas Microsoft qui dira le contraire. Le géant de Redmond s’est souvent imposé sur des marchés avec des produits moins aboutis techniquement que la concurrence, mais avec une stratégie marketing aux petits oignons qui a porté ses fruits. Brillant codeur, Bill Gates était surtout un génie du marketing et un fin stratège.
Palm avait pourtant des cartes en main, et après une présentation en fanfare de WebOS l’an dernier, tous les espoirs étaient permis. Sur le plan technique, tout le monde en était convaincu. La plateforme était crédible, et capable de tailler des croupières à Apple. Mais il aurait fallu enfoncer le clou au lieu de le laisser en équilibre précaire sur sa pointe. Car les chiffres ne mentent pas: l’herbe est restée rabougrie dans le pré.
Entre nous, ignorer à ce point la concurrence était de la pure folie. Il était donc finalement assez logique que cela se finisse à l’HP.



















