Premiers pas avec Google Buzz: un outil encore bâtard mais puissant
INTERNET•Réseau social à part entière ou agrégateur, le nouveau service de Google a du potentiel mais dispose d'une identité mal définie...Philippe Berry
De notre correspondant à Los Angeles
Souvenez-vous Google Wave. Tout le monde se battait pour une invitation à l'automne dernier. Mais malgré des fonctionnalités bluffantes, il n'a, pour l'instant, pas trouvé son public –un euphémisme pour «Wave a fait un gros flop». Avec Google Buzz, dévoilé mardi et progressivement déployé à tous les utilisateurs de Gmail, la compagnie californienne fait son plus gros push côté web social. Premières impressions, après avoir testé le service avec un nerd de 20minutes.fr pas couché à Paris.
Souvenez-vous Google Wave. Tout le monde se battait pour une invitation à l'automne dernier. Mais malgré des fonctionnalités bluffantes, il n'a, pour l'instant, pas trouvé son public –un euphémisme pour «Wave a fait un gros flop». Avec Google Buzz, dévoilé mardi et progressivement déployé à tous les utilisateurs de Gmail, la compagnie californienne fait son plus gros push côté web social. Premières impressions, après avoir testé le service avec un nerd de 20minutes.fr pas couché à Paris.
Souvenez-vous l-email.php">Google Wave. Tout le monde se battait pour une invitation à l'automne dernier. Mais malgré des fonctionnalités bluffantes, il n'a, pour l'instant, pas trouvé son public –un euphémisme pour «Wave a fait un gros flop». Avec Google Buzz, dévoilé mardi et progressivement déployé à tous les utilisateurs de Gmail, la compagnie californienne fait son plus gros push côté web social. Premières impressions, après avoir testé le service avec un nerd de 20minutes.fr pas couché à Paris.
Souvenez-vous Google Wave. Tout le monde se battait pour une invitation à l'automne dernier. Mais malgré des fonctionnalités bluffantes, il n'a, pour l'instant, pas trouvé son public –un euphémisme pour «Wave a fait un gros flop». Avec Google Buzz, dévoilé mardi et progressivement déployé à tous les utilisateurs de Gmail, la compagnie californienne fait son plus gros push côté web social. Premières impressions, après avoir testé le service avec un nerd de 20minutes.fr pas couché à Paris.
Souvenez-vous Google Wave. Tout le monde se battait pour une invitation à l'automne dernier. Mais malgré des fonctionnalités bluffantes, il n'a, pour l'instant, pas trouvé son public –un euphémisme pour «Wave a fait un gros flop». Avec Google Buzz, dévoilé mardi et progressivement déployé à tous les utilisateurs de Gmail, la compagnie californienne fait son plus gros push côté web social. Premières impressions, après avoir testé le service avec un nerd de 20minutes.fr pas couché à Paris.
Constituer son réseau
Un réseau social sans amis, c'est un peu comme comme jouer au foot tout seul: on s'ennuie vite.
Dès la première connexion, Google Buzz ajoute automatiquement les contacts de Gchat et ceux de Gmail avec qui l'on converse le plus souvent. Pour le reste, c'est à la main. On peut trouver des utilisateurs par leur nom, à condition qu'ils disposent d'un Google Profile –plutôt rare, à part chez les très connectés. On peut également ajouter un voisin géo-localisé sur l'intégration Google Maps de l'iPhone (ou des téléphones sous Android). Bilan, à West Hollywood, sur un carré de 10 km de côté, on comptait mardi après-midi une cinquantaine de buzzers mobiles dont... une seule demoiselle.
Dès la première connexion, Google Buzz ajoute automatiquement les contacts de Gchat et ceux de Gmail avec qui l'on converse le plus souvent. Pour le reste, c'est à la main. On peut trouver des utilisateurs par leur nom, à condition qu'ils disposent d'un com/profiles">Google Profile –plutôt rare, à part chez les très connectés. On peut également ajouter un voisin géo-localisé sur l'intégration Google Maps de l'iPhone (ou des téléphones sous Android). Bilan, à West Hollywood, sur un carré de 10 km de côté, on comptait mardi après-midi une cinquantaine de buzzers mobiles dont... une seule demoiselle.
Le système est proche de Twitter: on «suit» des contacts qui peuvent faire de même, mais le lien n'est pas automatiquement à double sens comme sur Facebook.
Le problème de Google Buzz intégré à Gmail, c'est que le nombre potentiel d'utilisateurs passe d'un seul coup de 1,8 milliards d'internautes à 175 millions (de visiteurs uniques mensuel de gmail.com, selon Comscore (1)) tandis que Facebook vient de passer le cap des 400 millions de membres.
Le problème de Google Buzz intégré à Gmail, c'est que le nombre potentiel d'utilisateurs passe d'un seul coup de 1,8 milliards d'internautes à 175 millions (de visiteurs uniques mensuel de gmail.com, selon Comscore (1)) tandis que Facebook vient de passer le cap des 400 millions de membres.
Le problème de Google Buzz intégré à Gmail, c'est que le nombre potentiel d'utilisateurs passe d'un seul coup de 1,8 milliards d'internautes à 175 millions (de visiteurs uniques mensuel de gmail.com, selon Comscore (1)) tandis que Facebook vient de passer le cap des 400 millions de membres.
Partager
Google a soigné l'interface, qui bénéficie de tous les raccourcis claviers de Gmail. Le champ principal permet de mettre à jour son statut, de partager des photos ou un lien. Il reconnaît et intègre directement les vidéos YouTube, mais pas Dailymotion. Un porte-parole de Google affirme que l'interface de programmation étant totalement ouverte, de nombreuses amélioration devraient suivre.
Partager, mais avec qui? Par défaut, c'est l'option publique qui est choisie (chaque post étant indexé en temps réel par Google pour son moteur de recherche). D'un simple clic, on peut malgré tout restreindre l'audience (en utilisant les groupes déjà créés sous Gmail).
Agréger
C'est l'une des promesses faites par Google: Buzz va permettre de filtrer le bruit social en y injectant hiérarchie et pertinence. Google Buzz se branche sur tout le reste de la galaxie Google (Google Reader, Picasa) mais également des sites de concurrents comme Flickr et... Twitter. Bémol pour le petit oiseau: la liaison est à sens unique: un tweet apparaît sur Google Buzz mais pas vice-versa, même pour des statuts de moins de 140 signes. Aucun lien avec les flux Facebook en revanche. Interrogé sur ce point, Google n'a «rien à annoncer» pour l'instant. A titre de comparaison, des services similaires de Microsoft et Yahoo agrègent des flux de dizaines de sites, y compris de Facebook (dont Microsoft possède 10%, ce qui facilite les choses). Google va également devoir convaincre des sites, notamment de journaux, d'ajouter un bouton «partager sur Google Buzz» comme cela existe déjà pour Twitter ou Facebook.
C'est l'une des promesses faites par Google: Buzz va permettre de filtrer le bruit social en y injectant hiérarchie et pertinence. Google Buzz se branche sur tout le reste de la galaxie Google (Google Reader, Picasa) mais également des sites de concurrents comme Flickr et... Twitter. Bémol pour le petit oiseau: la liaison est à sens unique: un tweet apparaît sur Google Buzz mais pas vice-versa, même pour des statuts de moins de 140 signes. Aucun lien avec les flux Facebook en revanche. Interrogé sur ce point, Google n'a «rien à annoncer» pour l'instant. A titre de comparaison, des services similaires de Microsoft et Yahoo agrègent des flux de dizaines de sites, y compris de Facebook (dont Microsoft possède 10%, ce qui facilite les choses). Google va également devoir convaincre des sites, notamment de journaux, d'ajouter un bouton «partager sur Google Buzz» comme cela existe déjà pour Twitter ou Facebook.
Deux fonctions pourraient en revanche changer la donne: celles de hiérarchisation et de recommandation. Un algorithme intervient en effet sur la hiérarchie des messages. S'ils suivent un ordre plutôt chronologique, quelques-uns sont marqués par Google comme «moins importants» en bas de page. Il s'agit par exemple de statuts de quelques mots (comme «Hello World» ou «Je mange du Nutella»). Suivez en revanche le gourou high tech Robert Scoble et un de ses messages commentés par plus de 100 personnes arrive en tête de votre Buzz.
Deux fonctions pourraient en revanche changer la donne: celles de hiérarchisation et de recommandation. Un algorithme intervient en effet sur la hiérarchie des messages. S'ils suivent un ordre plutôt chronologique, quelques-uns sont marqués par Google comme «moins importants» en bas de page. Il s'agit par exemple de statuts de quelques mots (comme «Hello World» ou «Je mange du Nutella»). Suivez en revanche le gourou high tech Robert Scoble et un de ses messages commentés par plus de 100 personnes arrive en tête de votre Buzz.
Des messages «hors réseau» peuvent également être recommandés par Google –s'ils sont par exemple commentés par plusieurs de ses contacts. Selon Google, l'algorithme va pouvoir «apprendre» grâce au feedback de l'utilisateur et améliorer sa pertinence (selon les sources, les sujets etc). L'algorithme Pagerank a permis à Google de changer à jamais le visage de la recherche. L'entreprise sera-t-elle capable de remettre ça avec le web social?
<
div>Buzzez-vous déjà? Simple Friendfeed sous stéroïdes ou vrai game changer, dites-le nous dans les commentaires ci-dessous. 1)
1) Interrogé par 20minutes.fr, Google refuse de divulguer le nombre exact d'utilisateurs de Gmail, parlant simplement de «dizaines de millions»



















