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Le jeu vidéo moins cher, et accessible partout

Le jeu vidéo moins cher, et accessible partout

JEUX VIDEOEn 2010, ce sera la folie du browsergame...
Selim Miled

Selim Miled

Cette année, c'est le browsergame qui sera au centre de toutes les attentions et risque de bouleverser l'industrie des jeux vidéo.


Jeux gratuits...


Les browsergames, ce sont ces jeux qui se jouent directement depuis un navigateur Internet. Peut-être connaissez-vous une partie de leur famille, les social games comme Farmville, Mafia Wars ou autres Paf Le Chien qui font fureur sur Facebook. Il ne s'agit que de la partie visible d'une industrie en plein boum, qui attire les convoitises et possède même son propre grand rassemblement: le Browsergames Forum de Francfort, qui réunit chaque année tous les acteurs du marché.


Mais les nouveautés présentées lors de l'édition de 2009 sont loin de ces mini-jeux sympathiques, et n'ont plus rien à voir avec des sites statiques et peu aguicheurs du type Ogame ou Travian. Quake Live avait ouvert la voie des browsergames en 3D avec des graphismes poussés, et ces derniers commencent à se multiplier. Aujourd'hui, il existe même des jeux massivement multijoueurs comme Free Realms, qui s'accommodent très bien de la possibilité de se connecter à son compte depuis n'importe quel ordinateur, et ce, sans aucune installation nécessaire. Idéal pour des ordinateurs ultralégers qui n'ont pas suffisamment de puissance, ou bien encore pour jouer au bureau.


... Et plus si affinités


Avec autant d'atouts, les browsergames n'ont plus rougir face à leurs rivaux classiques. Mais comment leurs éditeurs font-ils pour en tirer des bénéfices? Poisonville, un jeu dans la veine de GTA qui sera bientôt proposé par Bigpoint, a dépassé le million d'euros de coûts de développement. Auquel il faut ensuite ajouter l'entretien des serveurs, de plus en plus puissants, et l'embauche à travers le monde de plusieurs dizaines de «community managers» qui gèrent la vie autour du jeu. Selon Heiko Hubertz, PDG de Bigpoint, «la gratuité est et restera le seul modèle viable. Il y a certes un peu de publicité, mais le gros de nos recettes provient de la possibilité pour les joueurs impliqués d'acheter des avantages, afin d'améliorer leur expérience de jeu.» C'est en effet là que réside toute la subtilité: vous pouvez jouer gratuitement, mais moyennant quelques euros vous pourrez acquérir des objets, pouvoirs ou avantages inaccessibles au joueur lambda. Pour éviter de tels écarts, certains sites proposent également de participer à des sondages consommateurs pour avoir accès au jeu.


Et si jouer gratuitement ne vous satisfait pas, vous pouvez tenter de gagner de l'argent grâce à des sites comme Playinstar. Contrairement à la majorité des jeux d'argent sur Internet, tout dépend exclusivement de votre adresse et non de votre chance. Par mesure de sécurité, le site impose tout de même des sommes de petit ordre.


>> Et vous, qu'en pensez-vous? Trouvez-vous que de telles solutions sont une parade à des jeux classiques au prix rédhibitoire? Dites-le nous dans les commentaires...

Quid du téléchargement légal?

Face au développement rapide du piratage, la distribution numérique de jeux vidéo a débuté très tôt: par exemple avec le pionnier Metaboli, qui propose dès 2001 d'acquérir les dernières nouveautés en téléchargement, moyennant un coût réduit. Mieux encore, le site propose un abonnement global donnant accès à plus de 350 titres de manière illimitée. Longtemps propre à l'univers PC, la distribution virtuelle est à présent partout : le Xbox Live Arcade fait le bonheur des joueurs et des petits développeurs, la DSi de Nintendo a son propre marché, l'AppStore ouvre des milliers de possibilités pour votre iPhone... Et Sony sort même une console portable qui fonctionne uniquement avec le téléchargement. Et le tout affiche rarement un prix à deux chiffres.