«GTA : The Ballad of Gay Tony», bis repetita
TEST JEUX VIDEO – Dernière incursion dans la belle Liberty City…Selim Miled
N’en déplaise à Nadine Morano, GTA 4 est un monument du jeu vidéo, acclamé par les joueurs et la critique. Après les aventures de Niko Bellic, puis de Johnny Klebitz, voici le dernier opus de la trilogie d’histoires de Liberty City: The Ballad of Gay Tony. Bienvenue dans les nuits décadentes de Luis Lopez et son patron, Tony «Gay» Prince.
Réalisation: Gay Pride
Construit sur l’existant, ce nouvel opus est strictement identique à ce que l’on a pu voir auparavant, et ce n’est pas pour déplaire. Pour coller à l’univers, des couleurs festives s’immiscent ici et là pour une ambiance visuelle réussie, non sans rappeler l’exubérance de GTA: Vice City. La bande son est réussie avec des ajouts toujours plus cultes, notamment une nouvelle chaine de radio, justement baptisée «Vice City Radio». Tout est réuni pour profiter d’un scénario parfaitement ficelé, et suivre la descente aux enfers d’un roi de la nuit sur la fin.
Gameplay: c’est dans les vieux pots…
Les habitués retrouveront vite leurs marques, attention au temps d’adaptation à la conduite si vous venez juste de lâcher votre Forza 3. Plus subtil, moins hyper-violent que The Lost and Damned, l’exercice est mieux maîtrisé: les missions sont moins lassantes et condensent le meilleur de ce que l’on a pu voir auparavant. Le retour du base-jumping en particulier ne manquera pas de provoquer un petit frisson, reléguant plus loin la gestion de la boîte de nuit, les pas de danse (et éventuellement conclure avec la jeune demoiselle), et autres jeux de boisson.
Les +: Seul ou à plusieurs
On retiendra surtout le scénario autour de la loyauté qui lie les deux hommes, et un gameplay qui a fait ses preuves remis à jour juste ce qu’il faut. Tout comme le jeu multi-joueurs en ligne qui s’enrichit de nouveaux modes, et le Rockstar Social Club où vous pourrez vous vanter des scores à présent attribués à la fin de chaque mission.
Les - : ce n’est pas la longueur qui compte
Le seul regret après avoir bouclé la petite dizaine d’heures de jeu, c’est d’en être arrivé au bout. Pour environ 20 euros, la rentabilité est un tout petit peu juste. Les seuls à pouvoir lui faire des reproches seront les détracteurs historiques de la série.
Grand Theft Auto : The Ballad Of Gay Tony
Conclusion: 8,5/10
Troisième essai réussi pour GTA4, qui constitue encore une démonstration de force de la part de Rockstar Games. Le concept des mini-histoires a l’avantage de rafraichir l’univers, et de provoquer un petit pincement au cœur en rencontrant les personnages que l’on a vécu quelques mois auparavant. Reste maintenant à attendre patiemment GTA5, qui se passera peut-être en France…



















