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NKM, invitée virtuelle chez Google

NKM, invitée virtuelle chez Google

INTERNETLa secrétaire d'Etat, en congé maternité, a fait une apparition inopinée...
Alice Antheaume

Alice Antheaume

Elle était l’une des guest stars de la conférence Google appelée «Air du temps», qui se tenait ce mardi à Boulogne-Billancourt. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, était la première à parler au sein de ce brainstoming géant organisé avec et pour les acteurs du Net qui comptent en France, dont Joël de Rosnay, président de la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette, Isabelle Falque-Pierrotin, présidente du Forum des droits sur l'Internet et Damien Vincent, directeur de Facebook France.


Mais surprise, alors que Mats Carduner et Carlo d'Asaro Biondo, deux dirigeants de Google, annoncent le programme, ils lâchent: «NKM nous fait l’amitié de participer... en vidéo». Et de fait, la voici qui apparaît dans une séquence enregistrée et diffusée dans la salle, devant une assistance d’environ 200 personnes.


On y voit la ministre dans un fauteuil, s’excusant de ne pas pouvoir être présente en chair et en os. «Je viens d’accoucher, je reste encore un peu chez moi», explique-t-elle. N’empêche, elle ne compte pas parler déco pour autant, et déroule son programme: développer les infrastructures numériques pour du «très haut débit partout», cerner les nouvelles pratiques, et développer les contenus culturels en ligne. Façon de redire ce qu’elle avait annoncé à 20minutes.fr en avril, qu’elle «préparait l’après-Hadopi».


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Une loi qui ne semble pas lui convenir en l’état. «On aura des politiques intelligentes si on n’a pas de politique unique», poursuit-elle, rappellant que «l’industrie de la musique n’est pas le monde du livre qui n’est pas celui du cinéma». «On aurait tort de croire qu’on a la solution (pour développer l’offre légale, ndlr) sous la main, la solution est à créer.»


«Les politiques qui tweetent leurs communiqués ou leur agenda sont à côté de la plaque»


Interrogée sur la liaison entre Internet et la politique, NKM, considérée comme une pro des réseaux sociaux, se livre à une petite leçon en direction de ses confrères. «Les politiques qui tweetent leurs communiqués ou leur agenda sont à côté de la plaque», lâche-t-elle. Pire, ceux qui délèguent leurs comptes Twitter ou Facebook à leurs assistants: «Un politique qui ne gère pas lui-même son compte, ça se voit tout de suite» et «ça ne sert à rien». Ce qu’avaient déjà suggéré les résultats de l’étude comparant les membres du gouvernement en fonction de leur utilisation d'Internet, d’une agence de veille, «Human to Human». Dans la vidéo, NKM annonce alors qu’elle organise des séminaires, appelés élus 2.0, pour former les représentants du peuple aux outils communautaires. «Ils doivent entendre les débats qui viennent du Net», reprend la secrétaire d’Etat.


Et à ceux qui, dans le public, riaient de la présence en vidéo de la ministre, les représentants de Google ont répondu par la blague: «Au moins, vous aurez vu l’intérieur de NKM».