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Le PDG de Google quitte le Conseil d'administration d'Apple

Le PDG de Google quitte le Conseil d'administration d'Apple

CONCURRENCEUne décision qui intervient alors que le gendarme des télécoms américains demande des explications sur le rejet de Google Voice sur l'iPhone...
Philippe Berry, à Los Angeles

Philippe Berry, à Los Angeles

L'entente cordiale, c'est fini. Depuis plusieurs années, Apple et Google cultivaient une relation relativement amicale. C'était en quelque sorte le couple franco-britannique, tandis que Microsoft –pour les besoins de la métaphore uniquement– était l'Allemagne à la veille de la Première Guerre mondiale. Mais alors qu'un conflit couve entre tous les acteurs, le PDG de Google va quitter son poste au conseil d'administration d'Apple.

Dans le communiqué officiel, Apple salue le «temps, le talent, la sagesse et la passion» investis par Eric Schmidt «pour participer au succès d'Apple». Mais tout ça, c'est du passé. Apple parle de «conflits d'intérêts» croissants, notamment avec «Android», le système d'exploitation pour téléphones de Google, ou son vaporeware projet Chrome OS qui vise à faire du web le cœur d'un système d'exploitation open source pour netbooks –dans un premier temps, et pour PC plus généralement si l'expérience est concluante.

Le clash Google Voice

Deux visions s'affrontent. D'un côté Apple et Microsoft, partisans d'un monde informatique centralisé, propriétaire et fermé. De l'autre, Google qui veut une ouverture totale via le nuage Internet (l'open source jusqu'à une certaine mesure, Google garde évidemment les algorithmes de son moteur de recherche secrets).

Contacté par 20minutes.fr, Apple s'en tient au communiqué de presse. On ne sait pas si c'est Steve Jobs qui a demandé à Schmidt de quitter le board ou si ce dernier a pris la décision tout seul. Pour certains, il est difficile de ne pas faire la lien avec le refus d'Apple de valider l'application Google Voice pour l'iPhone, clash dont vous nous parlions mercredi dernier.

Pour ajouter aux tensions, la FCC, le gendarme des télécoms américains, a envoyé ce week-end une lettre à Google, Apple et AT&T (l'opérateur qui a l'exclusivité de l'iPhone aux Etats-Unis), demandant des explications sur ce refus. Via l'app store, Apple possède en effet un droit divin et décide quel logiciel est autorisé sur l'iPhone et lequel est jeté aux orties, parfois au détriment de l'intérêt du consommateur. Si HP ou IBM agissait de la sorte avec un PC, les tribunaux crouleraient sous les class-actions.

Google fait sa pub

De son côté, Google poursuit son offensive contre Microsoft. Une campagne publicitaire a été lancée sur quatre autoroutes américaines. Pendant un mois, un message changera chaque jour sur des panneaux géants pour expliquer toutes les bonnes raisons de passer à la suite bureautique de Google.