Nos impressions sur «Assassin's Creed 2» et «Splinter Cell Conviction»

E3 Deux des titres les plus attendus du Français Ubisoft...

Philippe Berry, à Los Angeles

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Assassin's Creed 2, d'Ubisoft
Assassin's Creed 2, d'Ubisoft — DR
 De notre envoyé spécial

 

Dans le South Hall du Convention Center, le stand Ubisoft fait partie des plus imposants avec celui de Microsoft et Electronic Arts. Si la plupart des jeux sont en accès libres, les futurs blockbusters ne se montrent que «behind closed door», en présence des développeurs.

 

«Assassin's Creed 2»: plus vaste et plus varié

Ca ressemble au pitch classique pour vendre un épisode n°2, mais Mathieu Gagnon (game designer) d'Ubisoft Montreal le jure à 20minutes.fr, cette suite sera placée sous le signe de la diversité. Pour le prouver, il montre plusieurs nouvelles méthodes d'assassinat. Ezio, le héros, peut grimper à une tourelle et balancer un garde tout en restant sur l'échelle. Il peut aussi utiliser les deux dagues empoisonnées dissimulées dans ses manches en même temps ou encore tuer des ennemis avec leurs propres armes. Le nouvel assassin sait nager, et même voler, avec l'aide d'une machine fabriquée par Leonard de Vinci, qui sera, semble-il, une sorte de Q version renaissance.

Car ce nouvel épisode se déroule donc dans l'Italie du XVe siècle, notamment à Venise et Florence. Mathieu Gagnon promet une durée de vie «deux à trois fois» plus importante, avec des missions moins répétitives, tout en gardant la patte de son prédécesseur. Tout en haut des toits, dominant une Venise grouillante, l'impression est assez vertigineuse. Dommage que comme beaucoup de d'éditeurs, Ubisoft refuse de laisser la manette aux journalistes pour les jeux encore en développement. Rendez-vous le 17 novembre pour vérifier si les promesses sont tenues.

(La vidéo ne rend pas vraiment justice à la qualité graphique du titre)

 

 

«Splinter Cell Conviction»: Sam revient pour venger sa fille

A trop vouloir miser sur le côté camouflage, la saga «Splinter Cell» a fini par devenir frustrante, notamment avec un héros assez lent, au côté «bon petit soldat» pas vraiment jouissif. Deux ans après s'être montré, «Splinter Cell Conviction» a été remanié de fond en comble pour un résultat prometteur.

Sam Fisher n'obéit donc plus à aucun ordre. Il est à son compte, et, de Malte à Washington, cherchera à venger la mort de sa fille. Flying solo, le héro n'a désormais rien à envier à Jack Bauer et n'hésite pas à fracasser la tête d'un ennemi sur un urinoir afin de le faire parler. Petite déception, il semble, d'après un développeur, que la nouvelle fonctionnalité de torture soit plus un «gadget» qu'autre chose: les ennemis finissant par parler quelles que soient les actions entreprises par le joueur.

A voir également si le système «mark/execute» est trop assisté ou non. Dans la démonstration, le testeur «marque» une lampe, puis un premier ennemi, puis un second. Quand il «exécute» l'action, Sam ouvre la porte avec fracas, tire sur la lampe, abat le premier homme, puis se sert du second comme bouclier humain. Selon le développeur, «l'ordre et le timing» jouent un rôle crucial. Autre nouveauté du gameplay, le «last known position» (dernière position connue). Une silhouette de Sam se dessine au dernier endroit où ses ennemis l'ont repéré. Le joueur peut ensuite bouger pour mieux les surprendre. A priori, certains seront cependant plus futés et ne fonceront pas tête baissée.

Enfin, une innovation dans la narration immerge complètement le joueur: pas de chargement ni de «briefing». Toutes les consignes sont données «à même» le jeu, avec des messages comme «infiltrez ce bâtiment» écrit en énorme sur les murs, à l'image de séries comme «Heroes» ou «Fringe». Le jeu devrait être disponible à l'automne.