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Le 21:9 entre dans la dimension cinémascope
Après les formats 4/3 et 16/9Christophe Séfrin
Après les formats 4/3 et 16/9
e, nos téléviseurs s'offrent
une nouvelle métamorphose : le 21/9e. Derrière cette innovation se cache la marque Philips. « Cet appareil est la démonstration de notre investissement autour du monde du cinéma », indique le constructeur. Mais à quoi sert un 21/9e ? A supprimer les bandes noires qui apparaissent en haut et en bas de l'écran sur les films tournés au format Cinémascope, tout simplement.
Baptisé « Cinéma 21:9 », l'appareil étonne par ses dimensions : 142 x 70 cm de hauteur, avec une diagonale d'écran de 56'' (142 cm). Il surprend plus encore par son affichage, parfaitement immersif. En comparant les mêmes images sur un classique 42'', le spectacle n'a définitivement pas la même saveur. D'autant que Philips n'a rien négligé et a doté son écran des derniers gadgets technologiques : le 200 Hz pour des images en mouvement plus fluides, ou le wi-fi pour profiter de services sur Internet, comme un accès direct à YouTube ou eBay. Belle démonstration de force. Reste au Cinéma 21:9 à trouver sa légitimité.
Pas si simple : ce téléviseur n'a ni la vocation et encore moins la prétention de remplacer un classique 16/9e dans un salon. Le visionnage d'un programme en 4/3 se solderait d'ailleurs par l'apparition d'imposantes bandes noires latérales. C'est donc dans une pièce dédiée au home cinéma qu'il trouvera sa place. Problème, l'écran triple XL de Philips cible les amoureux du septième art. Lesquels apprécient généralement les films en version originale sous-titrée. Or, en supprimant les bandes noires en haut et en bas de l'écran, le « Cinéma 21:9 » fait aussi disparaître partiellement les sous-titres, sauf à s'offrir un lecteur Blu-Ray spécifique vendu 2 500 euros avec ampli et enceintes. Ajouté au prix du « Cinéma 21:9 » (env. 3 900 euros), la séance ciné risque d'avoir un goût salé. W



















