Play Store : Les applications de rencontre de « sugar daddies » interdites par Google

POLITIQUE L’entreprise a mis en avant des commentaires venus d'« ONG, de gouvernements et d’associations » pour expliquer cette volonté supplémentaire d’assurer la sécurité de ses utilisateurs

20 Minutes avec agence
— 
Google Play.
Google Play. — NEWSCOM/SIPA

Google a annoncé ce mercredi une série de changements à la politique de sécurité et de respect de la vie privée de son Play Store. Parmi les mises à jour figure une « nouvelle restriction concernant les contenus de nature sexuelle, interdisant tout spécialement les relations sexuelles contre une compensation ». Cette règle entrera en vigueur le 1er septembre prochain, a indiqué le géant californien sur son site.

Sur la page consacrée aux modifications apportées aux applications autorisées, l’entreprise a mentionné noir sur blanc le bannissement de la pratique du « sugar dating ». Il s’agit de relations physiques entre des personnes jeunes et des partenaires plus âgés les couvrant de cadeaux. Dans une version plus détaillée de son nouveau règlement, Google a en effet utilisé un vocabulaire ciblant clairement ce type d’activité.

Ce genre de service était déjà illégal

Le paragraphe abordant le « contenu de nature sexuelle et les obscénités » interdit « les relations avec compensation ou les arrangements sexuels dans lesquels un participant est censé […] fournir de l’argent, des cadeaux ou un soutien financier à un autre participant ». Sur les applis du Play Store de Google, toute proposition de « service pouvant être interprétée comme une offre d’acte sexuel contre une compensation » était déjà illégale.

Android Police avait cependant repéré la présence sur la plateforme d’applis de rencontre insistant fortement sur le patrimoine des utilisateurs masculins. Aucun de ces portails ne mentionnait cependant frontalement l’obligation pour les hommes plus âgés de rétribuer leurs jeunes partenaires. Google a indiqué « travailler dur pour offrir à [ses] utilisateurs une expérience sûre ». Pour expliquer sa nouvelle politique, l’entreprise a mis en avant « des commentaires reçus de la part d’ONG, de gouvernements et d’associations militantes soucieuses de la sécurité des utilisateurs ».