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«Killzone 2»

«Killzone 2»

TESTQuatre ans après le premier opus, «Killzone 2» est enfin là... Prêt à transformer votre salon en champ de bataille?
Gabriel Féron & Joachim Germain

Gabriel Féron & Joachim Germain

Bienvenue en enfer


Mettant en scène un conflit futuriste entre les forces de deux colonies terrestres, l'ISA de Vecta et les Helghasts d'Helghan, «Killzone 2» se situe deux ans après les événements du précédent opus. Pour mettre fin à la guerre, l'ISA décide de stopper les Helghast en envahissant leur planète.


Oui mais voilà : rien ne se passe comme il se doit. La résistance est bien plus acharnée que prévu.

Vous incarnez Sev, nouvelle tête dans la saga, leader de l'escouade Alpha. Elle se compose de trois autres hommes, dont Rico, un vétéran des anciens opus, Garza le clown et Natko l'expert en démolition, un peu misanthrope sur les bords.


Un système de couverture innovant...


«Killzone 2» est sombre, violent et réaliste. Le titre innove, notamment avec son système de couverture en vue subjective unique en son genre. Lorsqu'on se colle contre un mur, une paroi pour se mettre à l'abri des tirs, on reste à la première personne. Terminée la caméra qui permet de voir et anticiper l'ennemi pour sortir quand il recharge. Là, il faut se planquer pour survivre car les ennemis sont nombreux, résistants, mais surtout intelligents. Ils agissent en groupe, se mettent à couvert, utilisent les tirs de couverture ou les grenades pour vous débusquer et n'hésitent pas à charger au corps à corps en cas de situation trop collante.


... mais un armement classique


Il va donc falloir faire attention, car «Killzone 2» est un jeu difficile. Un assaut frontal se soldera très souvent par un échec cuisant.

Malgré le caractère futuriste du conflit, les armes restent classique : pas de rayons lasers, seulement un fusil à décharge électrique à l’esthétique sublime. Attention, les animations sont, elles aussi, très réalistes et les corps tombant au sol se tordant de douleur et baignant dans le sang risquent d'en troubler plus d'un.



Dans les règles de l’Art


Inutile de se voiler la face, «Killzone 2» est une claque visuelle. Guerilla a accompli un travail d'orfèvre pour façonner les paysages de la planète Helgan.

Le nombre de personnages à l'écran est impressionnant et les effets pleuvent sans que le jeu ne perde de sa fluidité. Véritable tour de force, «Killzone 2» force le respect.


Multijoueurs très classe


De nos jours un jeu a du mal à se vendre uniquement sur sa campagne solo. C'est pourquoi «Killzone 2» comporte un mode multijoueurs en ligne et hors ligne basé sur un système de classes et de compétences. Ce système s'avère très original car il permet de permuter des compétences. Ainsi, on pourra jouer un médecin-ingénieur ou encore participer à la bataille comme saboteur-éclaireur !

Autre aspect inédit, les matchs d'escarmouches se déroulent sans temps mort : les objectifs sont dynamiques. Si une partie se termine, l'objectif changera permettant de continuer à jouer sans revenir par le menu.

Très complet, le multijoueurs de «Killzone 2» permet de s’affronter jusqu'à 32 joueurs en même temps.


La guerre a changé


«Killzone 2» ne réinvente pas le FPS mais le perfectionne avec un degré de finition exemplaire. On sent que chaque détail a été minutieusement poli et mûrement réfléchi. On en ressort secoué. C'est avant tout un jeu qui arrive à la hauteur des espérances et plus encore. A ne rater sous aucun prétexte.


Note : 9/10
Support : PlayStation 3
Sortie : 27 février 2009
Déconseillé aux moins de 18 ans