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Des extensions pour jouer à rallonge

Des extensions pour jouer à rallonge

Quand il n'y en a plus, il y en a encore...
Joël Métreau

Joël Métreau

«Fallout3 », «Prince of Persia», «Fable», «Tomb Raider Underworld»... Des jeux en vente depuis l'an dernier qui trouvent encore le moyen de faire parler d'eux plusieurs mois après leur sortie. Ainsi, pour «Grand Theft Auto IV», paru le 29 avril 2008 et vendu à 11 millions d'exemplaires, vient de débarquer «The Lost and Damned», présenté par le développeur Rockstar comme un « épisode » à part entière du jeu.


Il s'agit d'un contenu téléchargeable (Downloadable Content ou DLC en VO), dont Microsoft a obtenu l'exclusivité de la distribution pour sa console Xbox 360. Un contrat passé avec l'éditeur Take Two, (pour deux extensions) avant même la sortie du jeu original. Voici donc «The Lost and Damned», soit des aventures inédites dans Liberty City, avec un nouveau héros (Johnny le biker), de nouveaux lieux, de nouvelles missions... Le tout pour la somme de 20 euros.


Pour les blockbusters, le DLC devient presque la règle. Et, surtout, s'étoffe jusqu'à fournir un niveau entier. Le «Prince of Persia» d'Ubisoft propose ainsi une nouvelle région à télécharger demain sur le Xbox Live et le PlayStation Network. Pour «Fallout 3», une mission inédite, «Opération Anchorage» était déjà en vente fin janvier et deux nouveaux chapitres vont prolonger les aventures de Lara Croft dans «Tomb Raider : Underworld».


Et ça marche. Ainsi, le jeu de rôle «Fable II» (2,5 millions d'exemplaires écoulés au 23 décembre) avait droit à son extension à peine trois mois à la suite de sa sortie. Quarante-huit heures après son lancement, le DLC «L'Ile de Knothole» (environ 10 euros) avait été téléchargé 250 000 fois, selon Microsoft. Jérémy Goldstein, chef de produit jeux Xbox, explique : «Le succès du téléchargement est lié au succès des ventes en magasin. A la différence d'une suite, que l'éditeur peut décider d'annuler, ce n'est pas possible pour le DLC, car son développement est trop proche de la date de sortie du jeu. Pour l'éditeur, cela représente vraiment un pari.»


Si les fans sont ravis, il n'empêche que les critiques se font jour : les éditeurs vendraient des jeux pas «finis» et les DLC seraient juste fabriqués pour faire du chiffre, aux dépens du consommateur... «Quand c'est un personnage supplémentaire pour un jeu de combat, je peux comprendre, explique Jérémy Goldstein, chef de produit jeux Xbox. Mais là, dans le cas de «GTA», il s'agit de niveaux supplémentaires qui augmentent la durée de vie du jeu de manière significative.»