Safari 4 débarque, et il décoiffe

INTERNET La navigateur d'Apple, disponible en beta, passe à la vitesse supérieure. Littéralement...

Philippe Berry

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La fonction Cover flow dans Safari 4, le dernier navigateur d'Apple
La fonction Cover flow dans Safari 4, le dernier navigateur d'Apple — DR

De notre correspondant à Los Angeles

Avant toute chose, Safari 4, disponible depuis mardi en version beta sous Mac OS X et Windows, se télécharge ici. La liste des innovations se consulte là.

 

Au dernier trimestre, Safari a grignoté du terrain sur Internet Explorer encore plus rapidement que FireFox. Désormais, le navigateur d’Apple représente 8% du marché. Au vu des qualités de cette nouvelle version, la tendance pourrait bien se poursuivre. Premières impressions –sur la version Windows.

 
 
Agréable à l’œil
Premier contact visuel: avec son sens de l’épure et ses onglets placés tout en haut de la fenêtre, Safari ressemble énormément à Chrome, le navigateur de Google. Rien de surprenant ici, les deux navigateurs sont basés sur le moteur de rendu open source WebKit.
 

Visualisez votre historique et vos favoris
Comme Chrome et Opera, Safari propose une page de démarrage baptisée «Top Sites». Tous vos sites favoris sont immédiatement accessibles en cliquant sur l’aperçu. Apple y a ajouté sa touche de design, avec un effet de profondeur et des reflets chatoyants. Mais le plus agréable dans Safari est de loin sa fonction «Cover Flow», tout droit sortie d’iTunes. Elle permet de parcourir son historique ou ses favoris directement en faisant défiler les pages (photo ci-dessus). C’est rapide, et, couplé à une fonction de recherche qui analyse les titres des pages, mais aussi leur contenu, franchement puissant. Attention quand même: si vous décidez de montrer cette fonction à votre patron ou votre femme, soyez prêts à affronter l’exclamation «mais qu’est-ce que c’est que cette page !» Pour les plus perv  cachotiers, Safari propose un mode pour surfer sans laisser de traces.

 
Start your engine
Un peu marseillais sur le coup, Apple annonce sur le papier un moteur JavaScript 30 fois plus rapide que celui d’Internet Explorer 7. Ce n’est certes pas faux, au vu du verdict du benchmark de SunSpider (Safari 4 s’en sort à 1.167 ms, contre 41.987 ms à IE7). Mais il est plus pertinent de le comparer à IE8, disponible en version quasi finale. Là, Microsoft s’en sort mieux, à 6.800 ms, contre 3.505 ms à FireFox 3. Chrome fait jeu égal avec Safari, à 1302 ms.

Au niveau de la vitesse de chargement des pages, les différences ne sont pas aussi flagrantes. Mais sur des pages lourdes comme 20minutes.fr ou Yahoo mail, Chrome et Safari sont environ 30% plus rapides que FireFox et IE8.

 

Au final, Apple frappe un grand coup. En attendant de voir comme Safari se comporte sur la sécurité:

 
On aime
  • La vitesse
  • Les Top sites
  • La fonction Cover Flow
  • La puissance de la recherche dans l’historique
  • L’esthétique
 

On n’aime pas

  • Plus gourmand en mémoire que FireFox (environ 500 Mo de ram pour 10 onglets sous Windows XP, contre 350 à FireFox)
  • Un seul processus système (sous Windows) pour tous les onglets. A la différence de Chrome, si Safari crash (une fois en une heure de test) tous les onglets sont perdus.
  • Pour déplacer un onglet, il faut saisir un tout petit coin droit. Lorsqu’il y en a trop d’ouverts, on a vite fait de fermer son voisin par erreur
  • FireFox reste le roi dans son ouverture aux développeurs pour créer des plug-ins.
 
 

Avez-vous testé Safari 4 ? Sous Mac ou PC ? Quelles sont vos impressions?