Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Alioscopy donne du relief aux écrans 3D

Alioscopy donne du relief aux écrans 3D

Les fabricants de télé n'ont pas attendu qu'Hollywood voit l'avenir du cinéma en 3D pour imaginer nos écrans de demain. Depuis des années, des prototypes prometteurs de TV 3D circulent dans les salons spécialisés, comme au CES de Las Vegas. Pourtant,...
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

Les fabricants de télé n'ont pas attendu qu'Hollywood voit l'avenir du cinéma en 3D pour imaginer nos écrans de demain. Depuis des années, des prototypes prometteurs de TV 3D circulent dans les salons spécialisés, comme au CES de Las Vegas. Pourtant, c'est une petite société française Alioscopy qui semble afficher aujourd'hui une sérieuse longueur d'avance sur les Philips, Toshiba ou LG, tous engagés dans la course au relief. Après vingt-deux ans de travaux, son fondateur, Pierre Allio, a mis au point des téléviseurs 3D dont les images dépassent - et de loin - tout ce qui nous avait été présenté jusqu'alors.

Auto-stéréoscopiques, ils ne nécessitent pas le port des classiques lunettes bleu et rouge pour que le relief crève l'écran. La recette d'Alioscopy : des écrans LCD surdoublés d'une plaque de verre de 15 mm truffée de microlentilles. Sans oublier une image à huit points de vue, contre deux actuellement. Bluffant. Des avions dont les ailes sortent du cadre de l'écran, des pièces de monnaie qui jaillissent en cascade devant le téléviseur... Lors d'une récente présentation à Paris, Alioscopy en a mis plein la vue, offrant une expérience visuelle inoubliable.

Contrainte : pour un effet maximal, le spectateur doit se situer à au moins 3,50 m de l'écran et ajuster, au besoin, son axe de vision de quelques centimètres latéralement. « Mais le public trouve spontanément le bon emplacement », rassure Pierre Allio, qui commercialise déjà ses écrans 3D. Reste à régler le problème de l'absence de contenu adapté. « C'est l'histoire de la poule et de l'oeuf... », constate le fondateur d'Alioscopy, qui trouve cependant ses premiers débouchés dans le monde de l'affichage, des salles de jeux, des musées, de la vidéoconférence, de l'animation et même de la médecine. Bientôt dans nos salons ? « On n'en est pas là. On commence juste à parler d'un modèle économique viable. Le degré de maturité du marché n'est pas pour demain. » ■