Inépuisable Lara Croft

Joël Métreau - ©2008 20 minutes

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On a beau être ultraconservateur, on n'en demeure pas moins fréquentable. Ainsi « Tomb Raider : Underworld », sans innover par rapport à ses sept prédécesseurs, se pratique avec le plaisir d'avancer en terrain connu, mais pas balisé. Dans des environnements somptueux (Méditerranée, jungle mexicaine, littoral thaïlandais), l'exploration minutieuse des niveaux permet de déjouer mécanismes retors et engrenages tordus.

Si la solution des puzzles se trouve parfois sous les yeux, le système d'aide inclus épargne au joueur l'arrachage de cheveux. Mais ce « Tomb Raider » est plus accessible que les tout premiers du nom, notamment grâce à la gestion plus facile des acrobaties de Lara Croft. En équilibre sur des poteaux ou agrippée à des parois, l'icône des galipettes a gagné en souplesse. Tant pis pour son visage, qui semble être passé entre les mains des chirurgiens de « Nip/Tuck ». Dommage aussi que la caméra soit parfois hasardeuse et les combats prévisibles. L'histoire aurait mérité plus de souffle : l'aventurière-archéologue parcourt les temples en ruine sur les pas de son père, à la recherche du fabuleux marteau de Thor, une arme redoutable convoitée par des très méchants. Classique, mais efficace.

« Tomb Raider : Underworld », disponible sur PS2, PS3, Wii, DS, Xbox 360 et PC.